"Le film dont on discutera longtemps après l'avoir vu" a écrit Entertainement Weekly...

À toutes les modes. Tout le monde s’entendait pour dire que Cassie était une jeune femme pleine d’avenir… jusqu’à ce qu’un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n’est en fait conforme aux apparences: elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie dès la nuit tombée. Au cours de cette aventure passionnante, une rencontre inattendue va donner l’opportunité à Cassie de racheter les erreurs de son passé.

Traaaash, la vie est traaaaash. Auréolé d’un Oscar du meilleur scénario original, Promising Young Woman tient en une simple phrase: «All men are trash». Traduction: tous les hommes sont des déchets. Il faut les jeter à la poubelle, car là est leur place. Ils ont besoin d’y être. En liberté, ce sont des prédateurs. Ils sont mauvais, par essence. L’homme est né «mauvais»; la femme, elle, vient au monde avec la qualité de bonté et une conscience juste. Cette essentialisation peut paraître extrême, elle est bel et bien au cœur du film. Ce premier long-métrage d’Emerald Fennell, de nationalité britannique, veut foutre un coup de pied dans les valseuses. Il est «percutant», diront certains; «brutal et jouissif», asséneront d’autres. La liste des phrases d’accroche prévues à cet effet peut s’allonger à l’infini. Elles s’additionnent dans ce monde créé pour l’occasion afin de façonner un grand mouvement socio-culturel rempli de slogans et de citations. Tel un tableau-art nouveau que l’on n’attendait plus, redéfinissant le but du cinéma. Car oui, il y a un «but». Nous ne le savions pas, mais apparemment le but du cinéma est d’éduquer. On imagine ce film programmé en classe de 6e, pour les collégiennes et les collégiens, un peu comme Moxie de Amy Poehler cette même année, également listé par le corps enseignant. Nul besoin de parler de «mise en scène» ou de «plans», car le but n’est pas que cela soit «beau» mais «informatif». Cela dit, plusieurs points appréciables à mettre au crédit du résultat: sa radicalité (que l’on goûtera selon sa sensibilité), son écriture (indépendamment du propos, les pensées des personnages sont assez bien écrites), son humour (gonflé) et sa bande originale (plaisante). S.R.

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