Sorti en VOD en février aux Etats-Unis, Willy’s Wonderland est une nouvelle déconnade foutraque mettant sous le feu des projecteurs ce grand fou de Nicolas Cage.

D’année en année, Nicolas Cage devient un genre cinématographique à lui-seul, il prend désormais ses quartiers devant et derrière la caméra, en tant que producteur exécutif. Le voilà donc parachuté dans la peau d’un concierge mutique, grand amateur de redbull et de flipper, devant nettoyer toute la nuit un zoo délabré et craspec. Problème, le lieu est hanté par l’esprit de psychopathes morts dont les âmes ont investi les mascottes animatroniques à la suite d’un rituel satanique.

Voilà pour la synopsis qui ne cache pas le côté parfaitement gratuit de l’entreprise. Certains auront déjà remarqué la grande similarité avec le jeu vidéo Five night at Freddy’s, franchise gaming horrifique dont l’adaptation par Chris Columbus, chapeautée par Jason Blum, semble toujours au point mort. Prenant les devants, le réalisateur Kevin Lewis et son scénariste G.O Parsons vont donc pomper jusqu’à l’os le concept en lui injectant leurs propres références. Il est ici question de rendre surtout hommage aux films d’horreurs U.S. des années 80. La liste des références est longue allant d’Halloween (l’opus trois et sa comptine cucul-maléfique) en passant par Evil Dead, Tourist Trap, Chucky et bien d’autres encore. Le plaisir à saisir chacune des références disséminées çà et là est drôle pour le cinéphile, bien plus que le film en lui-même.

Filmé à la truelle, le long métrage n’a pas grand-chose à raconter, sauf montrer Nico nettoyer, balayer, astiquer et défoncer des peluches démoniaques. L’intrusion d’une bande d’ados libidineux et revanchards dans le complexe hanté n’est alors que prétexte à un enchainement de mises à morts. Ces dernières sont malheureusement illisibles la plupart du temps, la faute à un montage hystérique. Willy’s Wonderland se révèle alors comme une énième étrangeté dans laquelle Nicolas Cage s’est retrouvé parachuté tel un Terminator en mission. Il est alors à nouveau capable après Mandy de sauver un film entier de la noyade grâce à une présence à l’écran et un jeu hystérico-sérieux dont lui seul a le secret. Alors, pas exigeant sur la marchandise, on accepte volontiers cet mise en bouche nostalgique en attendant les plats de résistance The Unbearable Weight of Massive Talent de Tom Gormican et Prisoners of the Ghostland de Sono Sion.

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