Théo donne sa liste des films à voir pendant le 😷

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Parce que le Chaos est avec vous pendant la Coronapocalypse, voici notre sélection de films (pas forcément anxiogènes) à regarder pendant que vous êtes chez vous.

Satantango (Béla Tarr, 1994)
Sommet de l’œuvre de Bela Tarr, Satantango est le film qu’on aimerait ne jamais voir se finir. La caméra danse et nous transporte dans un au-delà des mots, au cœur de l’humain. Ici, il radicalise sensiblement son dispositif. Car, dans cette volonté d’étirer et d’épuiser le temps, il épuise le spectateur. L’expérience est grande, mais ce qu’il raconte l’est tout autant. Et puisqu’on est partis pour plusieurs jours de confinement, il n’y a plus aucune excuse pour ne pas voir cet immense film de 7h30.

Huit femmes (François Ozon, 2002)
Dans ce huis clos aux allures de comédie policière (à la manière de L’assassin habite au 21), on embarque dans une belle maison bourgeoise isolée par la neige. En prime, un excellent casting où ces femmes passent de la tendresse à la cruauté assassine. C’est jouissif et c’est du pur plaisir. Un diamant du cinéma français.

Cris et chuchotements (Ingmar Bergman, 1972)
Dans ce huis-clos, quatre femmes assistent à l’arrivée de la mort de l’une d’elles. Résultat: chef-d’œuvre de douleur et de souffrance, où il est question de solitude et d’agonie dans un climat étouffant, de cris et de silences, il nous faut plusieurs heures pour nous en remettre.

House (Nobuhiko Ōbayashi, 1977)
C’est tellement fou qu’à la suite de ce film, vote vie sera encore plus banale qu’elle l’est déjà.

Douze hommes en colère (Sidney Lumet, 1957)
Un chef-d’œuvre qu’il faut revoir constamment. Le plus grand huis-clos de tous les temps?

Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio, 1983)
Une symphonie urbaine pour bercer votre solitude. Le film de Godfrey Reggio expose une série d’impressions de mouvement – celui incessant des corps des hommes, des véhicules, des lumières – illustrant une extrême-modernité habitée par le vertige de la vitesse. Le film est là pour nous rappeler que le confinement n’est pas une si mauvaise chose, il permettra de respirer face au rythme frénétique de la vie.

L’Année dernière à Marienbad (Alain Resnais, 1961)
Ce n’est rien d’autre qu’un magnifique bouleversement. À contempler et à vivre plusieurs fois.

Amour (Michael Haneke, 2012)
De l’amour, cruel et beau.

Et là-bas, quelle heure est-il? (Tsai Ming-liang, 2001)
Deux heures d’errance et de solitude. Magnifique.

REC (Paco Plaza et Jaume Balagueró, 2007)
Film de confinement par excellence. Ceux qui vivent en immeuble, ne regardez peut-être pas ce film.

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