“Spiral”, une série B parano bien ficelée sous influence de Ari Aster

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Le film d’horreur Spiral de Kurtis David Harder est sorti cet été directement sur Shadowz. Et tremblez: c’est pas mal.

Dans les années 90, deux hommes en couple emménagent avec la fille ado d’un des deux dans une petite ville aussi tranquille que progressiste. Du moins, en apparence. Dès les premières journées dans ce nouveau domicile, l’un est témoin de comportements étranges de la part de ses nouveaux voisins, notamment de curieux rituels. Mais, victime par le passé d’une agression homophobe et assailli de visions, on ne sait pas toujours s’il s’agit de la réalité ou du délire post-traumatique. Non exempt de faiblesses ni de poncifs (les rituels, bâillement), Spiral se révèle une série B assez bien ficelée dans le genre thriller parano sur fond de tensions raciales et homophobes. Un épigone fortement inspiré par les Polanski horrifiques des années 70 et le Hideo Nakata de Ringu avec une pincée de Get Out et de Hérédité. Certes, ça fait beaucoup de références mais ça tient par le savoir-faire de Kurtis David Harder: s’il n’est pas (encore) Ari Aster, il sait tirer parti d’un contexte géographique et social pour créer un climat d’angoisse prenant, dresse une galerie de portraits comme un véritable précis des joies de la vie dans une banlieue US et révèle une belle sensibilité pour le genre jusqu’à la conclusion machiavélique. Il n’est pas un inconnu pour les amoureux du Chaos puisqu’il a notamment produit l’excellent et non moins dispo sur Shadowz What Keeps You Alive (Colin Minihan, 2018), summum d’efficacité perverse prouvant qu’on peut mettre en scène des personnages LGBT dans un film de genre sans obligatoirement les lisser ni être nauséabond.

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