Come as you are. Non, ce n’est pas une pub pour McDonald’s, ni une pub pour les services sociaux; venez comme vous êtes: c’est-à-dire: en peignoir ou en costard, en djellaba ou en kippa, ou encore mieux, en tenue de sortie de prison (vêtements démodés, bons à jeter à la poubelle) tel Erwin Leder. L’indissociable tueur en série de Schizophrenia, avare de pitié. Lors de sa sortie, son premier plaisir est de déguster un hot dog; une grosse saucisse autrichienne qu’il plonge dans la moutarde et le rassasie du mieux que possible, et qui, par la même occasion, le prépare pour de nouvelles aventures. «Le Tueur», comme on aime à le qualifier, n’a pas de scrupule à s’enfiler de la junk-food. Au contraire, il est chaud, chaud bouillant: la bonne bouffe et la bonne chair l’excite. Et il n’existe pas de meilleur stimulant… Au point qu’il en fait un monologue. Un putain de long monologue, transposé dans une voix off terrifiante, à travers lequel il exprime tout à la fois ses pulsions irrépressibles de tueries, d’humiliations, de maltraitances, et tous les cauchemars que nous faisons la nuit qui hélas, se réalisent pendant le film. La réalisation est de Gerald Kargl (réal vénéré par Gaspar Noé), la photographie de Zbigniew Rybczynski (également aux manettes du scénario) et l’interdiction en salles lors de sa sortie est de moins de 16 ans.
Pour notre première séance de ciné-club CHAOS aux 7 Batignolles, nous avons le plaisir de vous présenter le cultissime Schizophrenia (titre original: Angst), 1983, avec en guest le staff de l’équipe, et en guest star ultime superstar: Val, aka Valérie, alias Astarté, alias la reine du Chaos. Nous vous donnons rendez-vous le 19 février, à 20h30, pour une séance exceptionnelle sous le signe de la bombe atomique en état de champignon. Parce que vous le valez bien.

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