Suite à la promesse de vente signée par une entité qui porte assez mal son nom (le groupe SOS), le cinéma La Clef a plus que jamais besoin de vous pour maintenir son indépendance. Si vous avez le mail d’Anne Hidalgo, c’est le moment de lui faire passer le mot!

INTERVIEW: GAUTIER ROOS

Parmi les curiosités de ce cru 2020 qui n’aura vraiment rien fait comme les précédents, voilà encore un truc que personne n’avait vu venir. Où s’est organisée l’une des plus grandes réjouissances cinéphiliques de l’année? Où c’est qu’on a vu des nouvelles têtes s’accaparer l’écran dans une ambiance mi-festivités mi-poings levés qui sent bon la resucée 68? Dans une salle du Quartier Latin, pardi! Ce bon vieux Quartier Latin que tout le monde s’ingénie à citer en interview, mais que la crise sanitaire a mis face à un constat terrible au sortir du premier confinement: sans l’aide des vieux – ces mêmes vieux qui fréquentaient déjà ces salles du temps où ils étaient des jeunes -, il est compliqué de remplir ne serait-ce qu’un dixième des sièges. C’est donc en plein cœur d’un quartier carte postale plutôt fréquenté par des sexagénaires, des touristes et des étudiants en math spé pas tout à fait déniaisés qu’est apparue la réponse au ronron culturel qu’on attendait tant. Oui, il se passe quelque chose dans nos salles, et on espère bien que la contagion embrasera bientôt la bien lotie rue des Ecoles à quelques encablures de là: faut-il rappeler aux enfants gâtés du coin qu’ils vivent sûrement dans la zone la mieux desservie au monde en termes de cinoches?

Une armée d’irréductibles bénévoles est à l’origine de ce revirement spectaculaire, et ils ont même trouvé un moyen de prolonger leur programmation pendant le premier confinement (en projetant le film sur le mur d’en face). Après sa fermeture en avril 2018, le collectif Home Cinéma a décidé d’occuper La Clef pour le sauver de la spéculation immobilière: une occupation illégale du cinéma débutée il y a 16 mois, entonnée au rythme d’une séance par soir à prix-libre, le tout avec une flopée de films rares et d’intervenants de haut vol.

«Cette salle de cinéma est devenue en quelques mois l’épicentre de la cinéphile française»: les mots sont de Saïd Ben Saïd, l’un des nombreux conviés par le collectif avant le re-confinement. Luc Moullet, Catherine Breillat, Alain Cavalier, Claire Simon ou encore Christophe Chassol sont eux aussi allés au charbon pour soutenir l’initiative.
Comment maintenir en vie le dernier cinéma associatif de Paris? En échappant au propriétaire des lieux (le CSE de la Caisse d’Epargne Île-de-France) et en récupérant les murs: un fonds de dotation en ligne permet de participer au rachat du bâtiment, qui servira bientôt non seulement à montrer des films, mais aussi à en fabriquer! Tout est expliqué ici et chaque contribution compte.

Mais qui sont ces drôles d’oiseaux de l’association Home Cinéma? Ils citent Godard et De Palma, ils aiment le même cinéma que nous – amateurs de porno gay sauce française, vous ne verrez certainement pas Équation à un inconnu de Dietrich de Velsa sur grand écran ailleurs que là-bas – et ils envoient bouler les investisseurs en costard qui leur font les yeux doux pour mieux les avaler. Nous nous devions de les rencontrer! Derek Woolfenden, Lucie Bonnet, Lucile Prin et Vincent Thepaut ont répondu à nos questions. Par pur souci démocratique (et parce que nous sommes mauvais en prises de notes), nous ne vous dirons pas qui s’occupe de quoi!

On a l’impression que les choses se sont beaucoup accélérées pour vous ces derniers mois…
Lucile Prin: Le mois de septembre a été assez explosif parce qu’on a invité beaucoup de gens qu’on voulait faire venir depuis longtemps, et qu’il y avait ce besoin de faire parler de nous pour le procès. Au début, on essayait de faire venir des intervenants de temps en temps, et c’est devenu quasiment systématique sur les derniers mois, hors Covid évidemment. C’est devenu un peu notre credo de recevoir quelqu’un chaque soir, quoiqu’il arrive. Ce qui a créé un bel engouement pour la salle. Au mois de septembre, on a fait salle pleine presque tous les soirs, alors que les cinés du quartier étaient désertés. Cet espace de convivialité et d’échanges, ça correspond à un besoin de plus en plus vital aujourd’hui. Et peut-être que plus on est contraint de rester chez soi, plus on va avoir besoin de ça…
Derek Woolfenden: L’exigence qu’on s’est fixé, c’est en gros, de tous les soirs refaire battre le cœur du cinéma et prouver que notre combat est légitime, que notre occupation ne se fait pas dans un lieu transitoire, choisi comme ça, à la volée, où on s’amuse à montrer des films une fois sur quatre, ou une fois sur deux. L’idée était aussi de convaincre le milieu audiovisuel de nous soutenir pour sauver vraiment concrètement ce cinéma et trouver des solutions. Et aussi séduire, évidemment, le quartier. Il fallait aussi, pour convaincre le secteur, se défaire de l’étiquette «squat» qui nous collait à la peau, faire comprendre qu’on ne projette pas que des films militants, des documentaires sérieux, ou des films au premier degré destinés uniquement à un public averti. On devait montrer qu’on aime le cinéma dans son ensemble, sans étiquette. Et c’est peut-être là où notre geste est politique: on est tellement tous différents qu’il ne peut pas y avoir d’étiquette. C’est la somme de nos goûts cinéphiles qui rend tout ça intéressant. Et c’est pour ça qu’on parle souvent de festival permanent. Notre prog peut passer du coq à l’âne, ou au contraire avoir une certaine cohérence qui est le fruit du hasard (comme cette fois où on a passé en peu de temps trois films sur les abattoirs…)

Comment s’organise votre programmation?
Lucile Prin: À la dernière réunion de programmation pour le mois de décembre, qui n’a malheureusement pas eu lieu, on était 30 programmateurs, donc un film par jour et par personne. Avec 30 cinéphilies différentes, on s’assure que notre programmation ne se restreigne jamais à du documentaire militant uniquement, ou juste du film grand public, du film français, américain, européen, etc. L’avantage aussi de programmer d’un mois sur l’autre, c’est que ça nous permet d’être hyper réactifs à l’actualité: on a pu réagir au référendum au Chili, à l’explosion au port de Beyrouth, etc. Et ça, ça rend de fait la programmation politique et vivante.
Derek Woolfenden: Ce qu’on n’avait pas prémédité, c’est que 30 programmateurs, ça veut aussi dire que chaque séance est unique: on n’est jamais blasé d’avoir projeté le film la veille, ou de le repasser le lendemain, etc. Il y a un truc vraiment unique qui se joue à ce niveau-là.

Pouvez-vous expliquer à des gens comme moi (c’est-à-dire des gens qui connaissent mal le milieu) pourquoi c’est important qu’un cinéma reste associatif?
Vincent Thepaut: L’idée principale, c’est que ça ne vise pas un but lucratif. C’est un modèle qui existe beaucoup en province, où souvent les salles n’ont pas de quoi payer des salariés. C’est donc un modèle assez inédit à Paris, qui fait de La Clef le seul cinéma complètement indépendant, dans la mesure où il ne cherche pas à dégager de bénéfices (même s’il y a eu bien sûr des salariés à La Clef et que la comparaison avec les salles associatives de province a ses limites) et qu’il n’appartient pas à une boîte de distribution. Faut savoir que d’autres cinémas gérés par des associations n’ont pas ce statut de cinéma associatif puisqu’ils sont en fait dépendants d’une boîte de distribution, ce qui n’est pas le cas ici. Le principe du cinéma associatif, c’est donc d’avoir les mains les plus libres possibles, sans l’impératif de remplir la salle. Si on prend un exemple concret: un réalisateur qui tourne un film auto-produit, s’il veut montrer son film, il a le choix entre louer une salle de ciné conventionnelle dans les 1 000 euros, ou payer disons dans les 500 euros pour s’offrir une plus petite salle dans le 5ème. L’autre option c’est de le projeter dans une salle comme La Clef, où les recettes sont partagées avec lui. Bref, c’est un statut qui permet de diffuser les films qu’on veut. C’est aussi pour ça que La Clef pouvait se permettre de diffuser des films africains, qui ne sont pas absolument pas diffusés en France.

Qu’est-ce que ce cinéma-là a de particulier justement? Je crois que tu as travaillé là-bas assez longtemps Derek?
Derek Woolfenden: Je fréquente le cinéma depuis l’époque Sanvi Panou, et son association Images d’ailleurs. C’est un programmateur français, qui est aussi un cinéaste militant, un artiste aux thématiques très, très ciblées. Dans les années 1990, La Clef-Images d’Ailleurs devient le principal lieu de diffusion de films venus d’Afrique et du monde arabe. On y voit aussi du cinéma sud-américain, ainsi que du cinéma noir américain, plutôt orienté vers le documentaire et vers des films populaires mais militants comme ceux de Spike Lee. Un des premiers films que Sanvi Panou a montré quand il est arrivé, c’était Do The Right Thing (1989) je crois. Moi, j’ai découvert ce cinéma au début des années 90, à la fête du cinéma. Un des premiers films que j’ai vus ici, c’était Reservoir Dogs (1992). J’ai eu un contact très affectif avec cette salle, aussi parce qu’elle pratiquait des prix franchement abordables.
Ensuite, j’ai fait des films, et il se trouve que c’était la salle la plus accessible pour un festival fauché, comme par exemple le Festival des cinémas différents et internationaux de Paris (géré par le distributeur expérimental Collectif Jeune cinéma), où j’étais programmé de temps en temps. Par la force des choses, j’allais souvent dans cette salle donc. Jusqu’à ce que je sympathise avec un projectionniste, Nicolas Tarchiani, qui, à un moment donné, a repris le cinéma avec notre ancien patron, Raphael Vion. Je me suis mis à organiser un ciné-club, je faisais la caisse, j’animais des débats, et j’essayais aussi d’influer sur la programmation…

On peut lire sur votre site: “Nous voulons que la Clef devienne la maison des futur.e.s cinéastes.” Parlez-nous un peu de ce projet de Studio 34.
Lucie Bonnet: C’est un projet de laboratoire de fabrication de films qui va ouvrir d’ici janvier 2021. L’idée, c’est de bénéficier du super grand espace qu’est La Clef, qui ne se résume pas aux deux salles de projection, en tout ça fait 600 mètres carrés, avec aussi beaucoup de matériel. Toute l’effervescence qui rentre là-dedans, ça donne aussi envie de faire des films ici… Studio 34 va s’articuler en trois pôles. Un appel à projets va permettre d’accueillir des cinéastes pendant neuf mois, pour qu’ils puissent fabriquer un court-métrage de A à Z à La Clef. Il va y avoir des ateliers d’initiation aux techniques du cinéma, des sessions mensuelles où des gens pourront venir se former, en tout cas s’initier aux techniques du son, à l’image, au montage, à la production. Le troisième et dernier volet, c’est la programmation, avec des cycles de films qui vont s’étendre sur toute l’année à venir. Le premier s’appelle Comment fabrique-t-on un film?: des artisans et des techniciens partageront leur savoir-faire. Do It Yourself, c’est une vitrine des films un peu fauchés ou autoproduits. Le troisième cycle, c’est Repêche ton court, un cycle de courts-métrages réalisés en école ou ailleurs, des films qui dorment sur un disque dur et qui attendent d’être projetés. L’idée générale, c’est d’ouvrir au maximum la possibilité de faire des films, de croiser et partager les connaissances des gens qui passent à La Clef, que ce soit les occupants, les professionnels qui soutiennent la salle, etc. C’est vraiment cette idée d’une rencontre et une mise en commun des savoir-faire.

Vous avez également lancé une revue, Kill the darling.
Derek Woolfenden: On avait envie de faire une revue depuis un petit moment déjà. On n’avait pas forcément le temps, ni l’énergie au début de l’occupation. Mais au deuxième confinement, on a eu cette idée de faire le pas de côté, comme dirait Gébé pour L’An 01: on ne peut pas projeter de films, alors essayons de prolonger la programmation autrement, en donnant envie de les voir malgré tout. L’idée était aussi de se montrer pro-actif, parce que l’inactivité, pour une occupation, c’est fatal… On avait déjà proposé ce pas de côté à l’époque du premier confinement, avec nos films projetés en plein air, une opération qui a vraiment permis de faire parler de nous. Il fallait qu’on trouve autre chose et pour ne pas se répéter, on a opté pour cette forme plus modeste qu’est le fanzine, qui correspond à une certaine forme d’urgence de parler des films et de produire des textes de façon hebdomadaire. On est des drogués de cinéma, c’est plus fort que nous, il faut qu’on parle de cinéma d’une manière ou d’une autre… Qu’on fasse des films ou qu’on écrive dessus: peu importe le médium. Ça reprend un peu une idée qui était sur notre première banderole: “Les luttes aussi sont contagieuses“. Si on n’a plus droit de projeter des films, on peut les écrire, on peut les imaginer, on peut même les fantasmer.
Lucie Bonnet: Tout le monde a un peu sa cinéphilie à La Clef, mais y’a aussi une diversité des compétences, avec ceux qui ont une patte visuelle, ceux qui aiment écrire sur les films, ceux qui aiment croiser un film avec une approche philosophique ou historique… La papier se prête bien à ce foisonnement, et cette revue accessible en ligne ou face à la devanture du cinéma est aussi une façon de garder le lien avec le public. Quand on programme, on n’a pas de comptes à rendre, on n’a pas à suivre les sorties de la semaine. Là dans le fanzine, on parle vraiment des films dont on a envie, des films qu’on aime pour certains depuis des années, et qu’on n’a jamais eu l’occasion de partager ni de montrer.

De quelles séances êtes-vous les plus fiers? C’était quoi vos événements les plus marquants?
Lucile Prin: Sur l’automne, je pense à la master class d’Alain Cavalier, qui était vraiment une hyper belle séance, on a passé l’après-midi avec lui, il prenait la parole entre chaque film. Luc Moullet aussi, c’était incroyable de l’avoir, c’est quelqu’un de très rare, il est venu présenter des films qui sont en fait très peu montrés. Dans les films rares, je pense au Libre-Penseur de Peter Watkins ou au Livre d’images de Godard, qui est tout simplement pas sorti en salles. Dans les séances un peu plus fun, on a le musicien Chassol qui est venu faire une soirée autour d’Ennio Morricone. On a eu aussi Bacio, un trio classique (piano, violon et cor) qui est venu jouer en avant-séance d’un film de Vitali Kanevsky, qui s’appelle Bouge pas, meurs, ressuscite (Caméra d’or à Cannes 1990) et ça c’était aussi assez magique. Mais on a aussi les Food&Film, du collectif Les Froufrous de Lilith, qui viennent servir à manger pendant les séances. Il y a trois entractes et elles préparent de la bouffe thématique sur le sujet du film. On a reçu des cinéastes importants (Claire Denis, Bertrand Bonello, Agnès Jaoui…) mais on a d’autres types de profil, par exemple la politologue Françoise Vergès (Décolonisons les Arts!). L’idée c’est de ne pas se restreindre aux réalisateurs: l’équipe d’Holy Motors (sans Leos Carax) est venue nous parler de comment ils ont fabriqué le film.
Derek Woolfenden: Pour moi la séance la plus importante, c’est purement stratégique, c’est celle qui a vraiment fédéré le collectif Home Cinéma autour de l’occupation, et ce le lendemain même de l’ouverture: c’est Attica de Cinda Firestone (1974). Il faut savoir que, quand on ouvre un lieu comme ça de manière illégale, les flics peuvent nous expulser pendant 48 heures. En projetant un film dès 24 heures, on prenait donc un risque. Mais paradoxalement, cette projection a plutôt rassuré tout le monde, les cinéphiles du coin et les gens du quartier ont compris qu’il se passait quelque chose, qu’on était dans de l’occupation citoyenne. Même des flics qui passaient par là se sont arrêtés et ont juste dit: “Ah tiens, le cinéma a réouvert“. Avant de se barrer! Et sinon, on l’a pas encore évoqué, mais c’est un peu historique: c’est la première fois que Jean-Luc Godard a fait une carte blanche pour un cinéma, et ça tombe sur nous, on ne pouvait être que contents. C’était une carte blanche avec sept films choisis, ça tombait à pic par rapport à la question du procès. Et d’ailleurs, pour montrer qu’on est quand même très, très ironique, c’est que le jour du procès, on a montré le film homonyme d’Orson Welles, on aime bien quand la programmation produit des échos comme ça… Et enfin, une séance affective très importante pour moi, c’était l’hommage rendu au maquilleur prothésiste SFX Antoine Alliot, qui était un ami. Je m’étais fait un pari qu’à La Clef, il fallait organiser une expo autour de son œuvre. Ce qui a été rendu possible grâce à un ami architecte. On a organisé une véritable exposition dans l’espace conséquent qui se trouve derrière l’écran, avec l’idée que comme le maquillage SFX, c’est les coulisses du cinéma qu’on ne montre jamais, l’écran se levait à la fin du Street Trash de Jim Muro (que j’adore); et, là, on accédait à l’expo, avec tous ses dessins qui sont magnifiques, très torturés et tout ça donnait un résultat magnifique. Je ne peux pas ne pas parler de cette séance qui, pour moi, a été extraordinaire, même pour les copains et pour les artistes qui reconnaissent en lui vraiment un artiste hors pair.

«Cette salle de cinéma est devenue en quelques mois l’épicentre de la cinéphile française» a déclaré Saïd Ben Saïd sur Twitter. Avez-vous mesuré l’ampleur du soutien qui vous a été accordé? Toute la presse est avec vous!
Derek Woolfenden: Pour être honnête, je pensais que ça allait durer trois mois, cette occupation! En fait on a sous-estimé le combat politique qu’il fallait mener. Mais je m’attendais à ce que l’occupation fasse du bruit naturellement parce que j’étais convaincu qu’on avait une cause juste. Et que ce cinéma est un cinéma très à part depuis le début, dû à son cachet associatif, mais aussi grâce à des gens comme Sanvi Panou qui ont vraiment singularisé sa programmation par rapport aux autres salles parisiennes et même françaises. Ce que je trouve touchant, c’est qu’il y a eu une énergie collective extraordinaire qui s’est greffée à tout ça, et qui a là dépassé les attentes que je pouvais en avoir.
Lucile Prin: Ce qui est aussi frappant, c’est que pas mal d’invités pouvaient dire oui un peu comme ça, sans en avoir très envie. Et en fait plein de grands cinéastes qui sont venus ont trouvé à La Clef quelque chose qu’ils ne trouvaient pas ailleurs, dans le dialogue avec le public, dans la question politique… Et ils en sont sortis super contents, c’est eux qui ont aussi fait passer le mot. Et c’est vrai qu’on ne s’attendait peut-être pas à ce qu’aujourd’hui, on ait ce sentiment que n’importe quelle personne qu’on invite va dire oui d’office! Parce ce que les invités savent qu’il s’y passe quelque chose qu’ils n’ont pas forcément l’occasion de voir quand ils vont présenter dans des endroits un peu plus institutionnels. Parmi les cinéastes invités, il y a aussi des personnes qui côtoient la salle depuis des décennies, Claire Denis par exemple, qui fait partie des artistes qui n’avaient pas besoin de nous pour avoir déjà un rapport très affectif à cette salle particulière…

NDLR: Preuve de son intime bon goût, le collectif avait prévu d’envoyer du Maniac Cop pour la séance de Noël. On croise les doigts pour que ce soit encore possible au 25 décembre qui suit.

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