Scénarisée par le très doué S. Craig Zahler, cette énième sequel de la saga Puppet Master aka Puppet master: The Littlest Reich nous rappelle que nous ne sommes jamais trop vieux pour ces conneries. Grand prix du Festival de Gerardmer 2019.

PAR GUILLAUME CAMMARATA

Vaste saga entamée en 1989 et ayant donné lieu à de nombreuses suites de plus ou (beaucoup) moins bonne qualité, ce treizième opus de la franchise Puppet Master prend le pari de la simplicité et de l’ultra efficacité. Ne cherchant pas une seconde à péter plus haut que leurs culs, les réalisateurs Tommy Wiklund et Sonny Laguna livrent un produit conforme à toute les attentes que le public peut avoir pour ce genre de spectacle bis, bien bête et bien méchant.

Vous êtes venus voir un film de poupées (pardon… marionnettes, sorry Chucky) nazies bien décidées à massacrer de manière bien graphique des imbéciles? Et bien, vos voeux seront exaucés. Sur seulement 1h20 ce «Direct to video» de luxe (manière de dire que la mise en scène est correctement exécutée mais totalement impersonnelle) propose une petite boucherie sympatoche orchestrée par des dizaines de jouets possédés par l’esprit revanchard d’André (interprété par le maître du chaos Udo Kier) réincarné en une sorte de mort vivant-cafard que n’aurait pas renié Lucio Fulci. La petite love story entre le héros has been et chaud lapin, sa nouvelle copine sexy et son meilleur pote juif est uniquement là pour suivre la logique du survival et nous donner un repère parmi tous les autres occupants de l’hôtel. Le massacre commencera d’ailleurs par les occupants homos, noirs et juifs de l’hôtel (nazi oblige) avant de se généraliser.

De tous ces moments trashouilles impolis et rigolos ponctuant de manière très régulière le film, on retiendra la scène où une marionnette s’infiltre dans le vagin d’une femme enceinte pour lui arracher le bébé de l’intérieur ou encore la réplique miniature et hargneuse de Hitler jetée dans un four. La fin ouverte du film laisse présager un 14ème épisode qu’on ira voir sans broncher si les réalisateurs nous servent la même chose qu’annoncé sur le menu, avec la même énergie et folie de cet épisode, puissant-n’importe-quoi qui, en reprenant le principe des Gremlins (le gore qui tâche en plus), réussit à trouver un équilibre pour péricliter encore longtemps. Heil Chaos.

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