[Première image] “Glasshouse” de Kelsey Egan

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Retenez bien le titre de ce film: Glasshouse. Et le nom de sa réalisatrice: Kelsey Egan. Dans un futur proche, une toxine appelée Shred a plongé la quasi totalité de l’humanité dans la démence et la mort. Tous les animaux ont disparu. Isolée du chaos, une grande verrière abrite une mère, trois filles et un garçon qui survivent grâce à l’oxygène produit par les plantes. Pour récolter leur nourriture à l’extérieur, les filles portent des sortes de crinolines qui les protègent de l’air contaminé. Elles assurent aussi la sécurité du sanctuaire en tirant sur tous les intrus qui ne connaîtraient pas le code pour passer. Les corps des contrevenants sont découpés en morceaux et pendus autour de la propriété pour dissuader l’entrée. A l’intérieur, la vie est réglée selon des rituels très précis à base d’invocations destinées à lutter mentalement contre la toxine qui affecte la mémoire. La répétition permet de conserver l’histoire de la famille, ou en tout cas, celle que raconte la mère. Jusqu’au jour où un étranger est introduit dans la maison par la fille aînée. Au-delà du contexte post-apocalyptique, c’est une fable sur la nature illusoire des conventions familiales, sur l’importance de la mythologie, et aussi sur la façon dont celle-ci peut être modifiée pour s’adapter aux circonstances. Délicat et sauvage, sensuel et sanglant, ce film, que nous avons découvert à Fantasia cet été, a tous les atouts pour devenir un classique. G.D.

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