Pierre Creton, Virgil Vernier, Nicolas Klotz, Elisabeth Perceval… tous devant Cinéma du réel 2021

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Cinéma du réel, rendez-vous du ciné documentaire, reprend du service du 12 au 21 mars. Explosion de chaos en ligne.

Cette année, ce sera différent: le festoche Cinéma du réel sera en ligne (fermeture des salles oblige), donc sur une plateforme dédiée. Mais dans le fond, comme les autres années, ce sera du chaos partout dans la programmation. A commencer par cette intégrale consacrée au cinéaste et ouvrier agricole Pierre Creton, soit une trentaine de films, longs et courts métrages à découvrir passionnément, avec l’impérieux conseil de notre amie Catherine G., assurant mordicus que “Va, Toto!, c’est chaos” – ce qui, d’ailleurs, rime fort bien.

Du chaos, il y en aura aussi en compétition, nous murmure-t-on, avec les très à surveiller The Filmmaker’s house de Marc Isaacs (histoire d’un réal qui, pour recevoir des financements, doit faire un film sur le crime, sur le sexe ou sur la célébrité pour recevoir des financements et le tourne chez lui, avec des personnages liés à sa propre vie); The Inheritance de Ephraim Asili (sur les histoires respectives de l’organisation MOVE, fondée à West Philadelphia, et du Black Arts Movement); FREIZEIT or: the opposite of doing nothing de Caroline Pitzen (errance avec des ados de 17 ans dans le Berlin de l’été 2018); Odoriko de Yoichiro Okutani (sur les danseuses d’un art bientôt disparu, celui du théâtre de strip-tease japonais); Dear Hacker de Alice Lenay (où une jeune femme enquête pour savoir pourquoi la diode de sa webcam s’est mise à clignoter sans raison – un observateur, un hacker, une amie ou un fantôme?) ou encore Incandescence des hyènes de Nicolas Matos Ichaso (sur les forgerons de Harar en Ethiopie, ayant la réputation de se transformer en hyènes, pour rôder dans la vieille ville).

On suivra non moins attentivement Patrick, de Luke Fowler, sur un autre Patriiiiick: Patrick Cowley, producteur historique de Hi-NRG (genre adoré de la maison) et du Frisco des années 70, de toute la mythologie qu’il traîne; Feast de Tim Leyendekker, qui aborde l’affaire tristement célèbre du sang contaminé à Groningue, où trois hommes droguèrent d’autres hommes et leur injectèrent leur propre sang contaminé par le VIH; par Saxifrages, quatre nuits blanches de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, présenté comme un cousin de Low Life et Zombie; par Kindertotenlieder de Virgil Vernier qui revient sur les émeutes de 2005 à Clichy-sous-Bois provoquées par les disparitions de Zyed Benna et Bouna Traoré, morts électrocutés à la suite d’une traque policière le 28 octobre de cette même année; ou encore Ivre de soule (quel beau titre!) de Skander Mestiri qui, selon Cathy, nous plonge dans un chaos plus rural: celui d’une équipe de rugby amateur. Plus d’infos, cliquez ici.

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