La rubrique PHOTOMATON met en lumière celles et ceux qui font le cinéma. Notre invité: le réalisateur Willy Orr.

Quelle est votre profession?
Auteur/réalisateur. J’écris et quand j’ai de la chance, ça donne des films. Je pige aussi pour le magazine Sofilm.

Quel est votre parcours?
Je suis né à Auxerre, j’ai vécu en Bourgogne jusqu’au lycée. Après mon bac, je suis monté à Paris pour mes études. J’ai fait un master recherche à l’EHESS et un master pro cinéma à La Sorbonne. En parallèle, je réalisais des petits films avec mes potes. Avec le temps, ce sont devenus des projets plus professionnels. Les potes se sont transformés en collègues de travail, et inversement.

Sur quoi travaillez vous actuellement?
Je commence aujourd’hui le montage de mon prochain court-métrage, produit par le G.R.E.C. L’histoire de deux frères qui doivent gérer une invasion de punaises de lit dans une maison héritée de leur père. J’écris aussi un long-métrage en tant que scénariste pour Capricci, c’est une commande.

Quel est le film/ou le cinéaste qui vous a donné envie de faire ce métier?
J’ai toujours voulu faire du cinéma, sans trop savoir ce que c’était vraiment. J’adorais regarder des trucs à la télé, que ce soit des films ou des épisodes de Power Rangers. Quand j’étais à l’école je voulais être «inventeur de monstres» parce que j’avais pas compris que c’était pour de faux. Le déclic qui m’a vraiment motivé à considérer ce métier comme quelque chose de réel, c’est un double documentaire de et avec Martin Scorsese, que j’ai vu ado, un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain/italien. J’avais jamais vu quelqu’un parler avec autant d’intelligence de l’histoire du cinéma, de sa passion, de séquences précises. Scorsese a cette flamme pour le cinéma que je trouve ultra communicative. Et assez rare, quand on y pense. Je me suis dit que si j’arrivais à effleurer la passion que ce maître avait de son art, j’arriverais peut-être à en faire mon métier. Je pensais pas que ce serait aussi difficile! Malheureusement, il suffit pas d’aimer le cinéma pour en faire…

Quel est votre meilleur souvenir professionnel?
Sans hésiter le tournage de mon dernier court-métrage, La Mue, qu’on vient de terminer. On a réussi à rassembler une super équipe, avec une synergie vraiment étonnante. Je suis très fier d’eux, maintenant va falloir assurer être à la hauteur de ce qu’ils ont donné sur le plateau!

Citez moi quelqu’un de bien/pro/formidable dans ce métier si cruel?
Ça va peut être le surprendre d’être cité ici mais j’ai eu l’occasion d’échanger plusieurs fois avec Hubert Charuel et je trouve ce mec formidable. Simple, doué, passionné, humble. C’est un cinéaste qui m’inspire beaucoup, que ce soit humainement ou professionnellement. Je l’apprécie beaucoup, c’est une personnalité rafraichissante dans ce milieu. Un exemple à suivre!

Ce que vous avez fait de plus chaos depuis que vous faites ce métier?
Sur le tournage de mon premier-court métrage, on devait filmer des plans d’abeilles avec un acteur qui manipule les rayons d’une ruche. On avait que deux combinaisons de protection. J’en ai laissé une à l’acteur et une à mon chef opérateur. Ça n’a pas manqué: je me suis fait cartonner pile entre les deux yeux par une abeille plus agressive que les autres. Le lendemain, j’ai fait une belle réaction au venin. Je devais porter des lunettes de soleil pour diriger mon équipe. Ils avaient des fous rires en voyant ma tête gonflée. On aurait dit Sinok dans Les Goonies

A quel film ressemble le monde d’aujourd’hui?
Inferno de Dario Argento

A quel film ressemblera le monde de demain?
More de Barbet Schroeder

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