Cadeau du confinement: la rédaction chaos révèle le classement (totalement subjectif) de ses 100 films préférés au monde. Accrochez vos ceintures.

A l’heure des classements tous azimuts, des recommandations kultur et du ciné confinay, ne serait-il pas plus simple de donner ses 100 films préférés au monde? Comme ça, en toute humilité. Pas les meilleurs films de tous les temps (quoique) mais un classement purement subjectif n’appartenant qu’aux rédacteurs, constitué en totale indépendance, des 100 films ayant réellement marqué leurs parcours de cinéphile. De quoi révéler des goûts, bons comme mauvais mais aussi, et surtout, le plus important, donner envie de découvrir que des super films. Bien sûr, comme chaque top, la méthode est imparfaite. Pour citer notre Gérard Delorme, 100 films, c’est à la fois trop et pas assez. Trop car on perd facilement le fil passé les vingt premiers titres et pas assez car c’est l’assurance déchirante d’abandonner à la porte de la 100e place ces films qui arrivent à partir de la 101e position et qui n’en sont pas moins des chefs-d’oeuvre-somptueux-pour-lesquels-on-est-prêts-à-mourir. Reste que l’ensemble des tops additionnés de tous les rédacteurs, tous consultables sur les pages suivantes, donne lieu à un seul et unique top 100. Celui de la rédaction dans son ensemble et c’est en quelque sorte la crème de la crème des must-see. Soit autant de films qui nous ressemblent, qui nous rassemblent, qui font la raison d’être de ce site chaos que vous êtes chaque mois plus nombreux à fréquenter (le saviez-tu, vous êtes 35.000 lecteurs uniques par mois). Amusez-vous bien à la lecture de ces pages et si l’envie vous prend, envoyez vos tops (mais 5/10 films seulement, sinon on va mourir!) à la rédaction: redaction@chaosreign.fr 

1. 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (543 points)
«Peu importe la profondeur de l’obscurité, nous devons y apporter notre propre lumière». Cette phrase de Stanley Kubrick peut résumer 2001 à elle toute seule, dans la mesure où son hermétisme nous incite à comprendre par nos propres moyens le mystère de ce film monolithique, et plus largement, le mystère de la vie elle-même. En invoquant la sensation plutôt que la verbalisation, Kubrick a conçu L’Odyssée de l’espace comme une expérience alchimique, touchant le spectateur au niveau de sa conscience intérieure, enfantine et primitive. Rares sont les oeuvres d’art ayant réussi à réveiller à ce point cette capacité originelle d’émerveillement et de jouissance absolue de la contemplation, tout en accomplissant la terrible anamnèse d’une humanité adulte refusant d’accepter l’indifférence du cosmos à son égard. Seul dans l’univers, David voit sa vie défiler en une fraction de seconde, et comprend que sa profonde vacuité est en fait une fenêtre ouverte sur un sens nouveau, innocent, que lui seul peut énoncer. À l’image du monolithe noir dont la science et la raison ne peuvent se saisir, L’Odyssée de l’espace est la pierre philosophale de l’art cinématographique tout entier, une materia prima initiatique nous invitant à «renaître» et à nous épanouir dans un univers dont le sens nous échappera à jamais. P.H.

2. Mulholland Drive de David Lynch (489 points)
Dans une histoire qui emprunte à Sunset boulevard la vision d’une industrie hollywoodienne détruisant les stars aussi vite qu’elle les fabrique, et à Persona la relation ambiguë de deux femmes qui se confondent, David Lynch a une façon unique d’assurer les correspondances entre l’illusion, la folie et la réalité, tout en associant l’éblouissante texture du rêve aux ténèbres de la tragédie. G.D.

3. Mad Max Fury Road de George Miller (472 points)
Bien plus qu’une conclusion magistrale (et espérons-le, temporaire) à la saga post-apocalyptique de George Miller, Fury Road a rebattu les cartes d’un cinéma d’action artisanal et visionnaire. Opéra grandiloquent, aride et mécanophile porté par un souffle épique dévastateur, dédié tout entier au mouvement. Viscéral, inarrêtable, soutenu par une bande-son virtuose de Junkie XL et un casting en or massif qui fait la part belle aux femmes. On se souviendra longtemps de George Miller comme d’un cinéaste à l’appétit visuel hors du commun. Furieusement Chaos. A.R.

4. Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (432 points)
Des étudiants égarés au milieu de nulle part frappent à la mauvaise porte (pas de bol pour eux) et tombe dans la boucherie de l’enfer (coup de bol pour nous). Dans un style quasi documentaire, la caméra endiablée suit la progression des personnages dans le ventre de l’Amérique: un décor poisseux, aride et poussiéreux. Avec ce film fauché jusqu’aux os (140 000 de budget, filmé en 16mm…), Hooper s’empare d’une logique graphique d’une violence rugueuse, empli de cut comme autant d’entailles dans le montage, pour livrer un grand film-monstre. Et si vous ne le saviez pas, la station-service dans le film est devenue un Grill aujourd’hui. Le monde est tellement chaos. T.M.

5. Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (392 points)
Un film s’inscrit-il dans la légende du cinéma à partir du moment où la réalité dépasse la fiction? Avec Apocalypse Now, neuvième film d’un Francis Ford Coppola déjà auréolé de multiples oscars et d’une Palme d’or, on peut se poser la question. 40 ans après la sortie de ce grand film de guerre post-Vietnam, c’est devenu un trésor d’anecdotes presque plus célébré que l’œuvre en elle-même. Pourtant, la simple vision de l’inoubliable introduction du film, sous fond de The End des Doors, terrasse son spectateur, avant d’imprégner à jamais sa rétine avec, au hasard, la «Chevauchée des Walkyries», le show des playmates, la remontée du fleuve jusqu’au Cambodge aux airs de traversée du Styx , la très décriée (à tort) séquence de la plantation française ou l’absurde confrontation avec le Colonel Kurtz. Loin des infaillibles Parrain maintes fois singés, Apocalypse Now est un film qu’on ne refera jamais, le dernier rêve fou du Nouvel Hollywood, avant les testamentaires Coup de cœur du même Coppola et Les Portes du Paradis de Michael Cimino, la victoire de l’Entertainment hollywoodien et des blockbusters, puis le règne infernal de Disney. M.B.

6. Taxi Driver de Martin Scorsese (366 points)
Espérer draguer Cybill Shepherd en l’emmenant voir un porno n’est pas forcément la trouvaille du siècle de Travis Bickle, personnage ambigu s’il en est, immédiatement entré dans la légende après cette Palme d’or obtenue en 1976. Un classique instantané qui doit énormément à la personnalité (pour le moins perturbée) de Paul Schrader et au score maladif de Bernard Herrmann, décédé quelques heures après avoir rendu sa copie. Tout film de serial killer ou d’antihéros solitaire a aujourd’hui les yeux rivés sur ce titre phare du Nouvel Hollywood, et ce n’est pas les duplicatas arty-glauques de Lynne Ramsay ou de Todd Phillips qui nous feront oublier l’original… G.R.

7. The Thing de John Carpenter (364 points)
En décidant de revisiter à sa sauce l’œuvre de son réalisateur fétiche Howard Hawks, John Carpenter fait de The Thing un récit paranoïaque sombre, au nihilisme extrême, oppressant, glacial et hanté par ses effets spéciaux ultra-gores et encore exceptionnels pour notre époque. En résultera un échec colossal à sa sortie en salles qui aura un temps ruiné la carrière de Big John, certes, mais surtout un réservoir à cauchemars infini et sûrement un des meilleurs films de son auteur. T.R.

8. Hausu de Nobuhiko Obayashi (358 points)
Elles sont sept, comme les nains, comme les mercenaires, comme les samuraï. Sept filles arrachées des pages d’un shojo-manga à se jeter dans la gueule d’une maison gourmande perchée sur une colline, où les attendent une adorable tantine et un chat pelucheux. Sortie d’une mini-retraite où il caracolait dans la publicité, Nobuhiko Obayashi signe un conte dégénéré qui ne s’interdit rien (la perversité en sous-marin, la candeur kawaï, le gore, les interprétations psychanalytiques, la poésie) et croit dans le pouvoir des images avec une cohorte de collages et de fx ingénieux façon Méliès dopé à la vitamine C. Entre rire, avoir peur et s’émouvoir, Hausu ne laisse pas le choix: il fait tout ça en même temps, jusqu’à se conclure sur une promesse d’amour. Quand on en sort, on sait qu’on a vu bien plus qu’un film de maison hantée… J.M.

9. Blade Runner de Ridley Scott (331 points)
Trois ans seulement après avoir réussi l’un des plus grands films de science-fiction de l’histoire (Alien – le huitième passager), Ridley Scott signait en 1982 un autre film phénomène: Blade Runner, l’adaptation du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? de Philip K. Dick. consumé par un feu intérieur, Harrison Ford irradiait dans la noirceur, aussi ténébreux que Humphrey Bogart, en flic désabusé et taciturne faussement dépassé par les événements et réellement pourvu d’une ambiguïté morale. J.F.M.

10. Melancholia de Lars Von Trier (320 points)
Tandis que la planète Melancholia se dirige vers la terre et menace de la frapper, Justine/Kirsten Dunst fête son mariage. Quand on repense à Melancholia on a forcément cette boule au ventre, celle qui s’est créée lors du visionnage et qui est restée en nous. Rarement un film n’aura réussi à réaliser un tel exploit de plénitude et de déchirure dans la création de la douleur. Puisqu’en peintre et investigateur de la douleur humaine, Lars Von Trier réalise un film de fin du monde intérieur, celle qui se contemple et qui vient dessiner sur les visages de ses protagonistes, la fascinante et amère sensation que tout est à jamais perdu. Et osons l’écrire, c’est un chef-d’œuvre. T.M.

11. Les diaboliques de Henri-Georges Clouzot (320 points)
Avons-nous déjà vu une comédie grand public (car oui, c’en est une) avec des personnages aussi sombres? Non content d’avoir pavé le terrain à Hitchcock et à l’âge d’or de la Hammer, le père Clouzot a aussi, on l’oublie souvent, greffé au cinéma horrifique cet humour très français qui n’enlève rien à l’effroi. Dernier apport, et pas des moindres: ce final tout en bruits de serrure et en main gantée qui pose les bases du giallo. L’une des meilleures apparitions de Johnny au cinéma, n’en déplaise à Guillaume Canet. G.R.

12. Alien de Ridley Scott (315 points)
Parce que Harry Dean Stanton et sa scène «choc», parce que Sigourney Weaver qui trouve ici le rôle qui ne la quittera plus, parce que le design sexuel et monstrueux de H.R. Giger, parce que Ridley Scott et l’atmosphère pesante qu’il distille durant deux heures de film… Tant de raisons qui font d’Alien un monument de l’horreur et du cinéma en général, comme un miroir infernal de 2001, l’Odyssée de l’Espace rempli de couloirs malfamés où le danger guette au moindre recoin. Un trauma qui n’a jamais vraiment quitté nos esprits. T.R.

13. Possession de Andrzej Zulawski (314 points)
Un homme (Marc, interprété par Sam Neill, tellement déphasé qu’il en devient excellent) est cocufié par sa femme (Isabelle Adjani, double, démoniaque, diabolique, déesse, démentielle…) qui se tord d’amour et de passion pour un monstre. Un climat inconfortable devant et derrière la caméra a donné naissance à ce monstre de film qu’est Possession. Plongée nihiliste et hystérique dans la psyché d’un couple encore plus divisé que le mur de Berlin. Des décennies plus tard, le pouvoir de fascination de l’objet est toujours intact. G.C.

14. Casino de Martin Scorsese (313 points)
Plus grand, plus fort, plus beau que Les affranchis, Casino oppose ses personnages de mafieux à un contexte qui les attire, mais les dépasse. Las Vegas s’y révèle une mécanique trop bien réglée pour se laisser parasiter par des éléments aussi indisciplinés. De Niro joue l’interlocuteur présentable dont la façade s’effondre à cause de ses mauvaises fréquentations. Un sommet d’ironie brillante et maniaque. G.D.

15. The Strangers de Na Hong-Jin (303 points)
Na Hong-jin était-il possédé par le Diable en personne lorsque lui a pris l’idée de réaliser une oeuvre pareille? La question est légitime, The Strangers pouvant légitimement être considéré comme l’un des films les plus diaboliques de l’histoire du cinéma. À l’image du personnage principal, le spectateur est sciemment manipulé de telle sorte à ce qu’il prenne les apparences pour une réalité, et ses préjugés pour la vérité. Ce faisant, Na Hong-jin révèle le pouvoir fondamentalement diabolique de l’image et de la représentation, capables de nous leurrer sans nous mentir, et nous précipitant vers un final apocalyptique où la parole du Christ devient celle de Satan. L’un des films les plus terrifiants au monde. P.H. 

Lisez les tops 100 de chaque rédacteur 👇
Le Top 100 de Romain Le Vern
Le Top 100 de Jérémie Marchetti
Le Top 100 de Gérard Delorme
Le Top 100 de Guillaume Cammarata
Le Top 100 de Gautier Roos
Le Top 100 de Morgan Bizet
Le Top 100 de Alexis Roux
Le Top 100 de Paul Hebert
Le Top 100 de Theo Michel
Le Top 100 de Tanguy Renault

16. Eyes wide shut de Stanley Kubrick (302 points)

17. Phantom of the paradise de Brian de Palma (298 points)

18. Le parrain 2 de Francis Ford Coppola (298 points)

19. Blue Velvet de David Lynch (286 points)

19. Twin Peaks: The Return de David Lynch (286 points)

21. Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino (278 points)

21. Psychose de Alfred Hitchcock (278 points)

23. Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (275 points)

24. Kill Bill vol. 1 de Quentin Tarantino (274 points)

24. Jurassic Park de Steven Spielberg (274 points)

26. L’aurore de Friedrich Wilhelm Murnau (268 points)

27. Battle Royale de Kinji Fukasaku (267 points)

28. La nuit du chasseur de Charles Laughton (266 points)

29. Stalker de Andrei Tarkovski (260 points)

30. Deep End de Jerzy Skolimowski (255 points)

31. L’exorciste de William Friedkin (252 points)

32. Requiem pour un massacre de Elem Klimov (245 points)

33. Holy Motors de Leos Carax (243 points)

34. Freaks, la monstrueuse parade de Tod Browning (240 points)

35. Le Locataire de Roman Polanski (236 points)

36. Le mépris de Jean-Luc Godard (229 points)

37. La double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski (226 points)

38. Suspiria de Dario Argento (225 points)

39. Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg (222 points)

40. Twin Peaks: fire walk with me de David Lynch (221 points)

41. No Country For Old Men des Coen bros (215 points)

42. Shining de Stanley Kubrick (213 points)

42. Zodiac de David Fincher (213 points)

44. Crash de David Cronenberg (211 points)

45. Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul (209 points)

46. Matrix de Lily & Lana Wachowski (207 points)

47. Mektoub, my love canto uno de Abdellatif Kechiche (206 points)

48. Edward aux mains d’argent de Tim Burton (206 points)

49. Salo ou les 120 journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini (201 points)

50. Ultra pulpe de Bertrand Mandico (197 points)

50. It Follows de David Robert Mitchell (197 points)

52. La Mouche de David Cronenberg (192 points)

52. Le Seigneur des anneaux: Le Retour du roi de Peter Jackson (192 points)

54. Sueurs Froides de Alfred Hitchcock (191 points)

54. Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog (191 points)

56. Les diables de Ken Russell (190 points)

56. Chinatown de Roman Polanski (190 points)

58. Millennium Actress de Satoshi Kon (189 points)

58. Tree of Life de Terrence Malick (189 points)

60. Heat de Michael Mann (184 points)

61. Seven de David Fincher (183 points)

62. A.I. de Steven Spielberg (182 points)

62. Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone (182 points)

64. Before sunset de Richard Linklater (180 points)

65. Los Olvidados de Luis Buñuel (179 points)

66. Un chien andalou de Luis Buñuel & Salvador Dali (178 points)

67. Les dents de la mer de Steven Spielberg (176 points)

68. M Le Maudit de Fritz Lang (175 points)

68. Showgirls de Paul Verhoeven (175 points)

70. Les yeux sans visage de Georges Franju (173 points)

70. La horde sauvage de Sam Peckinpah (173 points)

72. Old Boy de Park Chan-Wook (170 points)

72. Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly (170 points)

73. Les Sept Samouraïs de Akira Kurosawa (169 points)

74. Carrie au bal du diable de Brian de Palma (168 points)

74. Huit et demi de Federico Fellini (168 points)

76. Rashomon de Akira Kurosawa (167 points)

77. The House That Jack Built de Lars Von Trier (166 points)

78. Retour vers la futur 2 de Robert Zemeckis (165 points)

79. Jackie Brown de Quentin Tarantino (164 points)

80. Chungking Express de Wong Kar-Wai (163 points)

81. La montagne sacrée de Alejandro Jodorowsky (162 points)

82. L’impasse de Brian de Palma (160 points)

83. Martyrs de Pascal Laugier (159 points)

83. Le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki (159 points)

83. La prisonnière du désert de John Ford (159 points)

86. Enter The Void de Gaspar Noe (155 points)

87. Le parrain 1 de Francis Ford Coppola (154 points)

88. Orange mécanique de Stanley Kubrick (153 points)

89. Mais ne nous délivrez pas du mal de Joel Seria (146 points)

90. Halloween, la nuit des masques de John Carpenter (145 points)

91. J’ai rencontré le diable de Kim Jee-Woon (144 points)

92. Paris Texas de Wim Wenders (143 points)

93. Le lauréat de Mike Nichols (142 points)

94. Le bon, la brute, le truand de Sergio Leone (140 points)

95. Gremlins de Joe Dante (138 points)

96. Piège de cristal de John McTiernan (137 points)

97. Interstellar de Christopher Nolan (136 points)

98. Poltergeist de Tobe Hooper (132 points)

99. Sorcerer de William Friedkin (129 points)

100. Videodrome de David Cronenberg (128 points)

2 Commentaires

  1. Je crois que c’est bien la première fois que je vois un top sans immédiatement penser “mais quelle bande de connards!” (coucou Les Inrocks!). J’adore votre liste!

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