“Narcissister Organ Player”, c’est certifié chaos

Passé – malheureusement – inaperçu au Festival Chéries-Chéris – Ah ça ! Y avait plus de monde à la soirée Bruce LaBruce hein ! Bravo les gars ! – Narcissister Organ Player est sans doute l’un des documentaires les plus beaux et émouvants diffusé lors de cet événement, au côté du sublime Cassandro the Exotico de Marie Losier. Certains reconnaîtront ce corps de gymnaste surmonté d’une tête de mannequin de vitrine pour des raisons plus ou moins reluisantes ; un passage à America’s Got Talent et quelques défilés sur tapis rouge où elle tenait le bras de Marilyn Manson. Des soubresauts médiatiques marquants qui ne rendent pas au centième le talent de cette femme. Dans une logique qui répond au nom de scène qu’elle s’est choisie, Narcissister ne parle ici que d’elle ; de son travail de performeuse hors norme et de ses questionnements identitaires. Née d’une mère juive séfarade d’origine marocaine et d’un père afro-américain, elle raconte à visage couvert comment sa pratique artistique lui permet de reformuler et comprendre ses blessures intimes. Aussi drôles qu’intelligentes, chacune de ses prestations démontre une imagination folle, combinée à une maîtrise chorégraphique millimétrée. Qui dit narcissisme dit problème d’altérité. Narcissister dévoile la relation dévorante qu’elle entretien avec sa mère/soeur, et l’importance que celle-ci a joué dans l’évolution des mises en scènes transformistes dont elle a le secret. QUE QUELQU’UN DISTRIBUE CE FILM!

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