Vous aussi, vous avez collectionné les compilations DANCE MACHINE comme les compilations LA PLUS GRANDE DISCOTHÈQUE DU MONDE, écouté le HIT DES CLUBS sur Skyrock comme LES DÉBATS DE GERARD avec MAX sur Foune Radio et maté des clips sur M6 à en faire des nuits blanches. Vous aussi, vous avez été ado AVANT Internet. Vous aussi, vous savez DE QUOI ON PARLE: le monde so chaos de l’EURODANCE, genre maudit des années 90 qui passe pour de la vilaine soupe aux oreilles de tous et qui, pourtant, a ses irréductibles fans (dont nous faisons partie). Flashback sur MASTERBOY.

Masterboy, ce parangon de l’Euro-Dance-Machine, on le doit à deux teutons : Tommy Schleh (alias DJ Klubbingman, résident du fameux Kinki Palace à Sinsheim) et Enrico Zabler qui, comme tous les zouzous ayant eu du flair à l’aube des années 90, ont fondé ce groupe estampillé mythique de la scène Euro pour ses tubes tubesques (Feel The Heat Of The Night, I Got To Give It Up ou encore This Is The Love) et ses mégamix méga-méga-méga-mix. A ce titre, souvenir flashback avec une prestation Dance Machinesque avec, notamment, un geste cul et cru, qui en son temps, choqua Dominique et ses cousines (conseil de chat kawai : si ça te gave, avance direct la vidéo ci-dessous à 6’52). Attention les yeux!

A ce propos, arrêtez de croire que la France a été le seul pays contaminé par l’Eurodance. La malbouffe fut internationale, se répandant telle la peste. Elle fut européenne, asiatique, océanique, américaine aussi (si, si). Comme tous les grands noms de l’Euro, c’est au milieu des années 90 que tout se passe super bien. Lorsque le groupe collabore avec d’autres groupes, participe à une compilation Eurodance Cardenia (composé de reprises de titres italo-disco telles que Living on video de Trans-X, Happy Stationde Fun Fun ou Passion de The Flirts), à l’album de Ice MC Dreadatour…

Tout ça, ça s’est évidemment cassé la gueule à partir du moment où la chanteuse-leadeuse, la démoniaque, la sexuelle, la volcanique, l’infernale Trixi Delgado a quitté le groupe (soit un an après l’apogée, la quintessence, le succès au top50). Nos deux amis teutons ont beau avoir essayé de remplacer cette petite fille d’Ilsa avec d’atroces ersatz (les gourgandines Linda Rocco et Anabel Kay), rien à faire : Masterboy sans Trixi, ce n’est plus Masterboy, c’est juste un relou chauve obsédé sexuel qui joue du synthé.

Et c’est de la bonne grosse déconfiture sur les mains, réduit à remixer des remix de Ann Lee (l’auteuse yoga d’un affreux seul tube pop : 2 times).

Puis Trixi est revenue, sous l’impulsion de Tommy Schleh avec un single : (We Call It) Revolution. La vie de maman, très peu pour elle. La desperate housewife qui avait largué les amarres est revenue sur scène pour faire bouger les salles de concert. Problème : la salle est vide. Plus personne ne se souvient de Masterboy et nous ne sommes qu’en 2001. Il y a 15 ans…

Comme tous les groupes has-been, Masterboy vit sur l’illusion du passé. Fin 2010, Tommy Schleh, Trixi Delgado et Enrico Zabler se retrouvent au studio « Sound Factory Tonstudio » et annoncent sur internet le retour de Masterboy, avec de nouveaux titres et un album prévus pour le début de l’année 2012. A l’arrivée, ce n’est que du LOL en perspective et beaucoup de fumée dans le brouillard.

Enrico Zabler, l’un des deux cofondateurs, continue à animer beaucoup de rave parties en Allemagne en se faisant passer pour «Masterboy», même en 2014, auprès de jeunes gens qui n’étaient pas nés à l’époque et pour qui, donc, Masterboy, c’est le nom d’un jeu d’un game-boy et le goût d’une vieille soupe.

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