L’INVITE DE MINUIT: PETE TOMBS

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QUOI DE PLUS CHAOS QUE PETE TOMBS? Parce que directeur du label dvd Mondo Macabro et parce qu’auteur de livres sur le cinéma d’exploitation, Immoral Tales: European Sex & Horror Movies 1956-1984 et Mondo Macabro: Weird & Wonderful Cinema Around the World.

Quel est votre rapport au cinéma?
Je le regarde, je le distribue et occasionnellement je le produis.

Quelle est votre définition du cinéma?
Le cinéma doit créer un monde et m’y emmener, même si je n’ai pas envie d’y aller. Peut-être d’ailleurs, précisément, si je n’ai pas envie.

Quel est le premier film que vous avez vu?
Le premier film que j’avais choisi de voir, c’était Dracula : Prince of Darkness (Terence Fisher, 1966). Mais ce qui m’avait frappé, c’était la série TV Au-delà du réel (1963), en particulier le dernier épisode intitulé The Galaxy Being. Je l’ai vu trop jeune; mes parents étaient sortis ce soir-là et ma sœur m’avait laissé le regarder. C’est toujours l’une des choses les plus terrifiantes que j’ai vu de ma vie. Je n’ai pas osé le revoir depuis toutes ces années…

Quels sont les films qui vous ont marqué par l’intensité de leurs images?
Ils sont nombreux. Je citerai Un Chien Andalou (Luis Buñuel, 1929); Les lèvres rouges (Harry Kumel, 1971); À minuit je posséderai ton âme (Mojica Marins, 1964); Un Soir un train (André Delvaux, 1968); Six femmes pour l’assassin (Mario Bava, 1964) ; Alucarda, la hija de las tinieblas (Juan López Moctezuma, 1978); La Malédiction des hommes-chats (Robert Wise et Gunther von Fritsch, 1944); Irréversible (Gaspar Noe, 2002); La nuit du chasseur (Charles Laughton, 1955); Onibaba (Kaneto Shindō, 1964); The Boxer’s Omen (Chih-Hung Kuei, 1983)…

Est-ce qu’il y a déjà eu un avant et un après avec un film?
2001, l’Odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1968)

QUIZ CHAOS DU CINÉPHILE
Un film : Eva (Joseph Losey, 1962)
Une histoire d’amour : Private Vices Public Virtues (Miklós Jancsó, 1976)
Un rire : Beyond the Valley of the Dolls (Russ Meyer, 1970)
Un acteur : Blaise Hormel
Une actrice : Marina Vlady
Un clown triste : Benny Hill
Un début : Faster, Pussycat! Kill! Kill! (Russ Meyer, 1965).
Une fin : La rivière du Hibou (Robert Enrico, 1961)
Un twist : House of Mystery (Vernon Sewell, 1961)
Une scène clé : Alucarda s’échappant du cercueil dans Alucarda (Juan López Moctezuma, 1977)
Un plaisir coupable : Back to the Beach (Lyndall Hobbs, 1987)
Un film fou : Blazing Saddles (Mel Brooks, 1974)
Un rêve : Mania (George Panousopoulos, 1985)
Une mort : Brigitte Skay dans La baie sanglante (Mario Bava, 1971)
Une rencontre d’acteurs: Fred et Ginger
Une scène de cul : La mort de Brigitte Skay dans La baie sanglante (Mario Bava, 1971)
Un choc : Réaliser à quel point Prometheus (Ridley Scott, 2012) était nul !
Un artiste sous-estimé : Roger Corman. Comme réalisateur.
Un traumatisme : se réveiller devant le mauvais film dans la mauvaise salle de cinéma
Un gâchis : Les négatifs à jamais perdus.
Un film français : Les Jeux de la Comtesse Dolingen de Gratz (Catherine Binet, 1981)
Un réalisateur : Orson Welles
Allez, un deuxième : King Hu
Un fantasme : Le Voleur de Bagdad (Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan, 1940)
Un baiser : Annette Stroyberg et Elsa Martinelli dans Blood and Roses
Une bande-son : Camille Sauvage pour Orloff et L’homme Invisible (Pierre Chevalier, 1971)
Un chanson parfaite pour le cinéma (mais jamais utilisée dans un film): Walking on Nails (écrite par Gabor Szabo, mais utilisée dans Insect Trust)
Une chanson qui n’a jamais été aussi bien dans que dans un film : The Ramones dans Rock and Roll High School (Allan Arkush & Joe Dante, 1979)
Un somnifère : Twilight 2
Un monstre : les créatures dans Fiend Without a Face (Arthur Crabtree, 1958)

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