Coucou! Il est minuit, et à minuit, à l’heure où le chaos règne, en attendant l’heure où blanchit la campagne, nous recevons un invité : DOMINIK MOLL!

QUOI DE PLUS CHAOS QUE DOMINIK MOLL? C’est ce qu’on appelle un ami qui vous veut du bien. Depuis plus de vingt ans, Dominik Moll propose un cinéma assez atypique dans la production nationale, davantage influencé par Kubrick et Hitchcock que par la Nouvelle Vague. Souvenez-vous des curieux Lemming, Harry un ami qui vous veut du bien ou du Moine. Après un passage réussi à la TV avec la série Tunnel, le cinéaste français – d’origine allemande – revient sur les écrans avec Des Nouvelles de la planète mars. Il a toutefois trouvé le temps d’être juré au 23ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer et de répondre, entre deux cafés, à quelques questions pour Chaos Reigns.

QUIZ CHAOS DU CINEPHILE
Un film: Les oiseaux  (Alfred Hitchcock, 1963)
Une histoire d’amour: Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939)
Un sourire: Emma Stone chez Woody Allen
Un regard: Lauren Bacall
Un acteur: Cary Grant
Une actrice : Tippi Hedren
Un clown triste: Emil Jannings dans L’Ange bleu (Josef von Sternberg, 1930)
Un début: Il était une fois dans l’Ouest (Sergio Leone, 1968)
Une fin: Shining (Stanley Kubrick, 1980)
Un générique: La Mort aux trousses (Alfred Hitchcock, 1959)
Une scène clé: 2001, Odyssée de l’espace, quand Dave débranche l’ordinateur (Stanley Kubrick, 1968)
Un plaisir coupable : Bad Taste (Peter Jackson, 1987)
Une révélation : Clément Cogitore
Un gag : Buster Keaton lorsque la maison tombe, dans One Week (Buster Keaton et Edward F. Cline, 1920)
Un fou rire : à peu près tout, dans Les Bronzés font du ski (Patrice Leconte, 1979)
Un film malade : L’Enfer – justement parce que Clouzot n’a jamais pu le terminer…
Une mort : Celle de Max Schreck dans Nosferatu (Friedrich Wilhelm Murnau, 1922)
Une scène de cul : je triche un peu, car il ne se passe rien, mais il faut avouer que, dans Eyes Wide Shut… (Stanley Kubrick, 1999), je suis troublé au moment où l’on entend Chris Isaak chanter Baby did a bad bad thing
Un silence : Blow up (Michelangelo Antonioni, 1966)
Un traumatisme : Satyricon (Federico Fellini, 1969). Je l’ai vu trop jeune, je crois.
Un gâchis : Dire que Francis Ford Coppola n’a jamais pu adapter Les Compagnons de la grappe de John Fante…
Un film français : Sans hésiter, L’Armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969)
Un réalisateur : Je vais vous surprendre, mais je vais dire Claude Sautet.
Allez, un second : J’en ai déjà cité beaucoup, dans mes réponses précédentes, non ?
Un baiser : J’ai un vague souvenir d’un baiser incroyable dans Pirates (Roman Polanski, 1986). Le jeune type, c’était bien Cris Campion ? Et la fille, comment elle s’appelait [N.B. : Charlotte Lewis] ?
Une bande son : 2001, Odyssée de l’espace, encore et toujours…
Une chanson pour le cinéma (et qui n’apparait dans aucun film) : Juifs, Arabes de Philippe Katerine.
Une chanson de cinéma (et qui n’a jamais été mieux qu’au cinéma) : Ich Bin die Fresche Lola par Marlene Dietrich dans L’Ange bleu.
Un somnifère : Le film de 24 heures avec toutes ces horloges… Ah, oui, The Clock (Christian Marclay, 2010) !
Un frisson : Anthony Perkins qui observe Janet Leigh à travers le trou dans le mur de Psychose (Alfred Hitchcock, 1960).
Un monstre : Le monstre de Frankenstein, forcément. Sous toutes ses formes !
Un torrent de larmes : Le final du Mirage de la vie (Douglas Sirk, 1959).

Propos recueillis par Baptiste Liger (au Festival du Film Fantastique de Gérardmer)

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