Jean-Paul Belmondo vient de nous quitter à l’âge de 88 ans. Hommage (forcément) chaos à une des dernières grandes légendes de notre cinéma avec une sélection de ses films les plus chaos.

Casino Royale de Val Guest, Kenneth Hughes, John Huston, Joseph McGrath et Robert Parrish (1967)
Film à la distribution gigantesque (David Niven, Peter Sellers, Orson Welles, Woody Allen, Ursula Andress, John Huston, Charles Boyer, Jacqueline Bisset…), Casino Royale est en réalité une arnaque dans l’immense carrière de Belmondo. Ce dernier confia: «Feldman, le producteur, était un ami d’Ursula Andress (la compagne de Jean-Paul, à l’époque, ndlr). J’allais chez lui à Hollywood. Un jour où j’étais là, ils m’ont demandé de venir sur le tournage, et de dire: «The French arrives!» et de filer trois coups de poing.» A l’arrivée, l’acteur verra son nom en gros sur certaines affiches, ainsi qu’au sein de la bande-annonce… Les fans crieront au scandale.

Docteur Popaul de Claude Chabrol (1972)
En dépit d’un script bancal (où Bébel s’amuse notamment avec ses copains à draguer les filles les plus moches), Docteur Popaul se révèle le plus gros succès dans la filmographie du cinéaste Claude Chabrol (2.062.335 entrées). Ce qui n’a pas empêché certains spectateurs d’en ressortir très mécontents. A commencer par le jeune Patrice Leconte qui, du haut de ses vingt-cinq ans, n’a pas hésité à écrire à Chabrol lui-même, et ce, afin de lui signifier sa colère, via une lettre terriblement assassine: «Monsieur, si les frères Lumière avaient su que vous tourneriez Docteur Popaul, ils n’auraient jamais inventé le cinématographe» Chaos ultime.

Les Morfalous d’Henri Verneuil (1984)
Film bâtard, où l’aventure côtoie la comédie avec beaucoup de difficultés. Du coup, on résume souvent Les Morfalous à quelques bonnes répliques de Michel Audiard, notamment la fameuse: «C’est bien la première qu’il fait des étincelles avec sa bite» déclamée par Marie Laforêt devant le cadavre de François Perrot, mort électrocuté après avoir uriné sur un câble électrique. Effectivement insurpassable.

Les Acteurs de Bertrand Blier (2000)
Blier a réuni le meilleur de notre cinéma en un seul film, de Jean-Pierre Marielle à Michel Serrault, en passant par Jacques Villeret, Michel Piccoli, Jacques François, André Dussollier, Jean-Claude Brialy, Alain Delon, sans oublier, bien sûr, Jean-Paul Belmondo. Et à l’instar de ses illustres confrères, l’artiste y incarne son propre rôle, avec la truculence qu’on lui connait: «Qu’est-ce que je me suis marré! Oh, qu’est-ce que je me suis marré! (…) Même la nuit je me marrais. Je rêvais que je me marrais (…) Écoutez-moi, les gars, écoutez-moi! Faut quand même que je vous explique pourquoi je me suis marré! Je suis un mec de bonne humeur! Je suis né de bonne humeur! Et je vais mourir de bonne humeur!» Magnifique, jusqu’au bout.

Amazone de Philippe de Broca (2000)
De Broca et Belmondo tentent un retour aux sources avec cette comédie d’aventure qui se veut dans la lignée de L’Homme de Rio et des Tribulations d’un Chinois en Chine, le tout cette fois saupoudré de science-fiction (il y est question d’extraterrestre). Hélas, désormais à bout de souffle, le binôme se plante lamentablement. Reste Arielle Dombasle, fidèle à elle-même.

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