MONDOCHAOS! Le réalisateur DAVID LOWERY, à qui l’on doit LES AMANTS DU TEXAS, A GHOST STORY et THE GREEN KNIGHT, nous révèle ses cinq films chaos préférés.

INTERVIEW & PHOTO: ROMAIN LE VERN

LA BALADE SAUVAGE de Terrence Malick
«Avec mon premier long métrage Les amants du Texas, je voulais vraiment faire un film dans la tradition de La Balade Sauvage. J’ai beaucoup appris sur l’ellipse en voyant les films de Terrence Malick. Au cinéma, j’aime à supprimer les éléments les plus signifiants et les plus importants parce que ils sont bizarrement plus forts lorsqu’on ne les voit pas. J’adore le silence. J’adore voir deux personnages dans une pièce sans se parler. C’est amusant parce que beaucoup de réalisateurs de ma génération pensent que les années 70 correspondent à un âge d’or du cinéma. Je ne sais pas si cela est vrai. Il y a une vraie nostalgie pour le Nouvel Hollywood et les films de cette époque étaient exceptionnels. Il y a eu une telle évolution technologique à partir des années 80 que je suis passionné par les films qui reviennent à une époque où on n’avait quasiment rien, ne serait-ce que pour communiquer.»

STAR WARS de George Lucas
«C’est tout simplement le premier que j’ai vu. Une révélation. Les films de la saga Star Wars m’ont donné envie de passer derrière une caméra. Ces divertissements peuvent contenir plus que prévu. Mettez en analogie ces films de George Lucas et ceux de Akira Kurosawa et ça devient une évidence.»

A BOUT DE SOUFFLE de Jean-Luc Godard
«J’ai découvert le cinéma américain indépendant avec Pulp Fiction, de Quentin Tarantino. J’avais 13 ans lorsque ce film est sorti en salles et je n’avais jamais vu un film pareil. A l’époque, la société de production créée par Quentin Tarantino et Lawrence Bender s’appelait Band Appart (« Bande à part » en français) et j’ai découvert que c’était le titre d’un film de Jean-Luc Godard. Je me suis renseigné sur cet artiste, j’ai loué A bout de souffle dans un vidéoclub et ça m’a ouvert à tout un cinéma que je ne connaissais pas.»

LES AMANTS DU PONT NEUF de Leos Carax
«Tarantino m’a initié au Festival de Sundance et j’ai découvert le cinéma indépendant qui s’y faisait, tout en continuant à aller voir toute sorte de productions. C’est comme ça que j’ai découvert les films de Harmony Korine et de Larry Clark sans savoir si j’aimais ça ou pas, j’avais besoin d’y retourner de manière obsessionnelle. Pareil avec Dead Man de Jim Jarmusch. Puis du cinéma indépendant américain, je suis passé au cinéma européen. C’est comme ça que j’ai découvert Les amants du Pont Neuf de Leos Carax. Un choc au romantisme fou.»

LES HARMONIES WERCKMEISTER de Bela Tarr
«C’est grâce à Gus Van Sant que j’ai découvert Casey Affleck. Il m’avait déjà plu dans Will Hunting où il avait les meilleures répliques et dans Gerry où il témoignait une vraie prise de risque. J’aime sa voix douce, le fait qu’il soit de Boston et qu’il ne parle pas comme les gens de Boston… Tout ça pour dire que c’est grâce à Gus Van Sant que j’ai découvert le cinéma de Béla Tarr. Les Harmonies Werckmeister est sans conteste l’un des plus grands films au monde.»

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