Amoureux de Lucio Fulci, réjouissez-vous: Le miel du diable sort dans une très belle édition chez Artus Films.

Après avoir gravi les échelons du hardgore avec sa tétralogie zombiesque à la fin des années 70, Lucio Fulci a pris le pli du cinéma de genre italien: en bref, la dégringolade générale. Au milieu de ces bandes improbables recouvrant les murs de chairs pestilentielles, on dégote le très curieux Le miel du diable, une des rares tentatives d’érotisme du maestro. À n’en pas douter, le métrage ressemble à s’y méprendre à un softcore de dimanche soir sur M6 contaminé par les obsessions mortifères du bonhomme, qui ne pouvait décidément pas s’empêcher de lier Éros et Thanatos. Chassez le naturel, il revient au chaos. En troisième tête d’affiche de cette bizarrerie bicéphale, la luxuriante (et plutôt mauvaise) Corinne Cléry, qui swinguait à l’époque entre le franchement nul Histoire d’O et le très fun Moonraker où elle paradait en James Bond Girl, quand elle ne barbotait pas dans le rape and vengeance méchant avec La proie de l’auto stop, ou du sous-Star Wars en carton avec L’humanoïde. Vertige d’une carrière, on adore. Lire la critique

Suppléments:
Le saxo du diable, entretien avec Claudio Natili
Produire Le miel du diable, entretien avec Vincenzo Salviani
Entretien avec Corinne Cléry
Entretien avec Antonella Fulci
Diaporama d’affiches et de photos
Générique français
Livre 80 pages de Lionel Grenier, «Mourir d’aimer»

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Le Miel du diable – Lucio Fulci – extrait from Artus Films on Vimeo.

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