Martin met des tonnes de
Martin met des tonnes de "je t'aime" à l'Est d'Eden

Que voir dans les salles de cinéma en octobre? La règle est simple: plus il y a d’étoiles, plus on aime.

PANEL CHAOS: NICOLAS BARDOT (POLYESTER), THOMAS BAUREZ (PREMIERE), GÉRARD DELORME (CHAOS), QUENTIN GROSSET (3COULEURS), PHILIPPE ROUYER (POSITIF) & REDAC CHAOS (ROMAIN, JEREMIE, JEAN-FRANCOIS, GAUTIER, THÉO, ALEXIS, GUIGUI, GILLES ET LES AUTRES)

GUERRE DES ÉTOILES
Pas chaos ★ Pas très chaos ★★ Un peu chaos ★★★ Assez chaos ★★★★ Très chaos Palme
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Nicolas Bardot Thomas Baurez Gérard Delorme Quentin Grosset
Philippe Rouyer
Rédac Chaos
Martin Eden
 
Gemini Man       ★★★
Joker  ★★★      ★★
Ne croyez surtout pas que je hurle ★★★★
Atlantique ★★ ★★ ★★★★ ★★★ ★★
Chambre 212
★★★  ★★★★  ★★★★
Soeurs d’armes
 
Matthias et Maxime
★★ ★★★★ ★★★ ★★
L’angle mort
  ★★ ★★★★
Le Traitre
★★★★ ★★★ ★★★★ ★★
Liberté
★★★★ ★★★★ ★★ ★★★  
Ad Astra
  ★★★★ ★★★★ ★★★ ★★★★
Rambo last blood
★★★
Bacurau ★★ ★★★ ★★★★ ★★★ ★★ ★★★★

 

[FILM CHAOS DU MOIS] MARTIN EDEN de Pietro Marcello
Le réalisateur de La Bocca Del Luppo (qui a ses fans à la rédaction) s’attaque à un sacré gros morceau de littérature, soit l’un des romans les plus célèbres de Jack London, Martin Eden. Une histoire à travers laquelle Marcello cherche à retranscrire, l’âme brulante d’un anti-héros, d’une époque, d’un mouvement et d’une pensée. Au final, une adaptation librement transposée dans un Naples intemporel – l’action s’étale sur une trentaine d’années au début du XXe siècle, zébrée par des anachronismes, des images d’archive réelles comme fantasmées et des séquences musicales (dont du Joe Dassin!). Avec un flux de conscience et une élégance stylistique évoquant Edvard Munch, la danse de la vie (Peter Watkins, 1974), Marcello raconte de la plus belle des façons la trajectoire si singulière et si fiévreuse de ce beau jeune marin prolétaire, individualiste, dans une époque bousculée par la montée des grands mouvements politiques comme sociaux. Ruez-vous sur cette pépite.
Sortie le 16 octobre / Lire la critique (par Théo Michel) 

[DÉCOUVERTE DU MOIS] L’ANGLE MORT de Pierre Trividic et Patrick Mario-Bernard ★★★★
Nous serions bien gourdes de ne pas saluer le come-back de Pierre Trividic et Patrick Mario-Bernard, réalisateurs de films beaux-bizarres comme Dancing et L’autre. Avec L’angle mort, ils font ni plus ni moins que Incassable de M. Night Shyamalan en France. Soit l’histoire d’un quasi quadra (Jean-Christophe Folly) dont le don d’invisibilité se detraque progressivement. En recherche permanente d’isolement (ce qui est un peu notre cas aussi ici, lorsqu’on cherche un endroit calme pour bredouiller quelques notes), notre super-héros en souffrance snobe volontairement les réprimandes de son boss, les exigences de sa copine (formidable perf, comme à son habitude, de la discrète Isabelle Carré) et les demandes de sa soeur (l’humoriste Claudia Tagbo, comme vous ne l’avez jamais vue). Mais son pouvoir résonne comme une malédiction: il confine à vivre dans le secret, et les autres membres des invisibles (dont le Comte de Bouderbala, dans un rôle vraiment intrigant) ne s’illustrent que par leurs choix folkloriques: observer les jeunes nymphes dans le vestiaire, assurer des performances grand-guignolesques de prestidigitation… La rencontre avec une voisine aveugle (Golshifteh Farahani) stimule évidemment le désir de notre héros: il n’a plus à dissimuler quoi que ce soit, elle «voit» des choses que les autres ne peuvent pas voir (vous connaissez l’idée du handicap qui décuple les autres sens). Le film, élégamment photographié, nous invite à nous glisser dans la peau du voyeur de nuit, narrateur dont la vision omnisciente ne permet pourtant pas de déchiffrer ce qui l’entoure. Le film tente la parabole avec les invisibilisés, les vrais: les reclus, SDF, et autres «racisés» mis au banc de la société not really inclusive. Beau, sombre, urbain, cherchant du chaud dans le froid des grandes villes. Du chaos pour nous, du chaos pour vous.
Sortie le 16 octobre.

[TOP5]
Martin Eden de Pietro Marcello  
Ne croyez surtout pas que je hurle de Frank Beauvais
Liberté de Albert Serra
Ad Astra de James Gray 
Chambre 212 de Christophe Honoré

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