[BERTRAND MANDICO RÉDACTEUR EN CHEF] Karine Durance, attachée de presse cinéma la plus Chaos, s’occupe de tous les films de Bertrand à l’année et nous parle (avec une infinie poésie) de son travail.

TEXTE : KARINE DURANCE / COLLAGE : BERTRAND MANDICO

“Quelles fées de l’étrange du désir et du bizarre ont ensorcelé les fantasmes et obsessions de Bertrand Mandico?
Sous quels astres s’est-il Endormi?
Combien d’escales improbables dans les salles obscures?
Sur quelle planète a t-il rêvé de construire la sienne ? Pleine de ces puissants espaces, uniques, qui frôlent, claquent, caressent, fouettent, dégoulinent, émeuvent Rendent fous

Comment nous parachute-t-il dans un monde de chair d’organes de sang semences et fontaines de jouvence, dans son ultra champ d’amour?

Sa muse, ses belles, ses bêtes, ses ondines, tour à tour les acteurs ou les proies d’un désir paroxystique, qui s’accouplent râlent enfantent l’amour brûlant les passions mouillées et les feux cannibales, affrontent les ravages du temps, les démangeaisons du Cœur et du corps

Ses corps remplis, vidés, les sexes, ces combustibles, gourmands, exsangues, qui invitent au crime ou convoquent la frayeur, ses bouches suppliantes qui crient à l’aide, ses baisers scintillants. Ses étreintes, renversantes.

Chez Bertrand, On s’embrasse comme dans les années 80, on s’enlace comme dans un film de Sirk.
On s’aime comme avant.

On se Touche on se Bouscule on s’Offre on se Refuse comme dans la vie

On idolâtre Notre Dame la nature, sa végétation sensuelle ses fruits luxuriants ses jus offerts trempés
Qui suintent bandent jouissent

Ses mondes, fleuris sur un imaginaire qu’on voudrait voir germer et s’épanouir partout, ont toutes couleurs, le noir et le blanc, le phosphorescent, tellement de sexes, de grâce de fééries possibles. Parcourus par les spectres et les poèmes de nos enfances de nos adolescences jamais enfuies, toutes ces images qui nous ont troublés terrifiés, pour toujours éclaboussés

Partout dans sa centrifugeuse, où tout grouille se confond, se démesure, s’y réfugient la beauté la monstruosité la volupté qui font corps, la jouissance l’extase.
On y chuchote, on y tremble, on rit aussi, de plus en plus, si fort

Chaque film de Mandico est comme un conte – faisons un rêve un cauchemar une insomnie, partons à l’aventure, retenons le sel – qui résonne comme une prophétie.
Grapa, Bonbons acidulés, qui explosent nos pupilles nos papilles nous rendent marteau hein, jusqu’à consteller nos mélancolies d’hallucinations intimes

Comme dans tous nos songes, on ne sait plus toujours ce qu’on a vu, senti, vécu. Est-ce que c’est vraiment arrivé ? Que s’est il vraiment passé ? Pourquoi je ne me souviens précisément pas de ce moment douloureux ou l’autre, si magique ? Qu’est ce qui s’est dit ? Quels étaient les mots, justes ? Cette sensation, inouie, où j’ai eu peur, ou si proche du Bonheur, reviendra-t-elle?

Au sortir d’une nuit avec son regard perché sur toutes les comètes;
on a la mémoire en Lambeaux indélébiles encore dérangée ébranlée et Éblouie

En nous faisant courir après nos temps encore intensément précieux, Bertrand Mandico a érigé le calvaire Du merveilleux.
Si hors champs, il y a les Serpents les fruits défendus le fouet les flammes
Rôdent partout les sorciers bienveillants et les Dieux

Et surtout, avec les yeux de fée de Mandico, On REFAIT l’Amour.” K.D.

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