John Sayles, Barbet Schroeder, Bertrand Mandico… tous au FIFIB 2021!

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10ᵉ édition déjà pour ce festival pop et coloré qui permet chaque saison de profiter des derniers éclats de soleil girondins! Rendez-vous sera pris cette année avec les deux grands discrets du cinéma mondial, Barbet Schroeder et John Sayles: rétrospectives et classes de maître sont au programme pour ces deux cinéastes que le chaos aime tant! Laura Mulvey (critique britannique théoricienne du male gaze), Jacques Audiard, Rone et Para One seront également à l’honneur de ce menu festif et éclectique.

Côté compétition, un savant mélange de films qu’on attend de voir depuis l’édition fantôme de Cannes 2020 et des plats alléchants encore non identifiés: le Showgirls au pays du porno Pleasure de Ninja Thyberg (“L’anus en chou-fleur comme le symptôme d’une époque” dixit Natacha Seweryn, directrice de la programmation), la dramédie aérienne révélée à la dernière Semaine, Rien à foutre (d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, avec Adèle Exarchopoulos en salariée éméchée de Ryanair), une Durasserie 80s de Claire Simon avec Swann Arlaud, Emmanuelle Devos et Christophe Paou (Vous ne désirez que moi), ou encore The Beta Test de Jim Cummings, relecture du thriller érotico-criard de votre jeunesse, qui s’attaque aux tartufferies d’un Hollywood post me-too qui lave plus blanc que blanc en façade only…

Aude Pépin (la fille qui joue dans la fameuse pub Meetic shootée par Maïwenn) viendra présenter son premier long, A la vie, documentaire “à l’écoute des corps féminins” consacré à une sage-femme de bientôt 70 ans; Any day now de Hamy Ramezan, drame remarqué à la Berlinale, raconte lui l’histoire d’une demande d’asile refusée à une famille iranienne en transit en Islande, le tout vu à travers les yeux d’un ado de 13 ans. Notons aussi Clara Sola de Nathalie Álvarez Mesén, éveil sexuel et spirituel d’une héroïne de 40 ans enfermée dans les conventions répressives d’un village du Costa Rica, et Toute une nuit sans savoir de Payal Kapadia, docu autour d’une correspondance entre une étudiante indienne et son amoureux absent.

Les autres sections ne seront pas en reste, avec une petite flopée festivalière aux petits oignons: Memoria d’Apichatpong Weerasethakul (le film antonionien de Cannes qui nous hante encore aujourd’hui après nous avoir fait tourner de l’œil!), L’événement d’Audrey Diwan, fraîchement récompensé d’un Lion d’or à Venise, Cow d’Andrea Arnold, Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain, Petite nature de Samuel Theis ou encore Compartiment N°6 de Juho Kuosmanen. Attention toute particulière sera portée à Madeleine Collins, le nouveau film d’Antoine Barraud, qu’on attend avec intérêt depuis son Dos rouge (2015), auteur cette fois d’un thriller métaphysique aux forts accents hitchcockiens, avec une Virginie Efira qui mène une double vie entre la Suisse et la France… On spottera également Laurent Cantet s’attaquant à l’affaire Mehdi Meklat (Arthur Rambo) mais aussi le thriller de Thomas Kruithof projeté à Venise, Les Promessses, avec une Zaza Huppert en maire intègre d’un bled pauvre du 93 (oui, vous avez bien lu!) qui voit poindre magouilles et petites compromissions quand son nom paraît soudain dans les petits papiers ministériels…

Nouveauté inaugurée à l’occasion de cette 10ᵉ édition: les cinéastes habitués du festival montreront leur nouveau bébé, l’occasion de croiser la route de nos chers Virgil Vernier (Kindertotenlieder, montage d’archives télévisées sur fond d’émeutes Zyed et Bouna), Bertrand Mandico (Paradis Sale) et Alexis Langlois (Les Démons de Dorothy). Rayon curiosités, mentionnons Jerk de la chorégraphe et plasticienne Gisèle Vienne, transposition au cinéma de son illustre spectacle narrant l’histoire du serial-killer aux bonbons, Dean Corll, avec du Jonathan Capdevielle dedans (premières images aux couleurs giallesques comme on les aime!). Coup d’envoi des hostilités bordelaises le 13 octobre prochain!

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