Avec The Vigil, son premier film (d’horreur) qu’il a scénarisé et réalisé comme un grand, Keith Thomas réussit son objectif: filer les jetons avec une simple histoire de jeune new-yorkais qui, pour se faire un peu d’argent, accepte d’assurer la veillée funèbre d’un membre de son ancien groupe religieux et qui, n’ayant pour seule compagnie que la dépouille du défunt, va vite se confronter à d’inquiétants phénomènes. En salles le 29 juillet.

INTERVIEW: GERARD DELORME

Il y a deux façons de voir The Vigil: en surface, c’est une variation d’un genre balisé, dans un contexte nouveau. Mais ce qui le rend plus intéressant, c’est le parcours du personnage qui apprend tout du long sur lui-même.
Keith Thomas: J’ai toujours aimé les films d’exorcisme à commencer par L’exorciste de William Friedkin. Je voulais faire un film commercial, c’est-à-dire qui puisse plaire à un public large qui aime les frissons, tout en leur offrant un point de vue inédit. Et je savais que si je le faisais d’une façon un peu plus arty, ce serait presque trop obscur, au moins pour le public que je visais, c’est-à-dire le public du midwest qui va voir les films d’horreur, Il fallait que ce public trouve ce qu’il s’attendait à voir, à la différence près que l’action est située dans un contexte qu’ils ne connaissent pas parce qu’ils n’y sont jamais encore allés. Autrement dit, quelque chose de nouveau à offrir à l’intérieur d’un trope balisé. Nous connaissons le langage habituel de ce genre, mais nous ne connaissons pas le dialecte particulier que ces personnages parlent.

La religion y occupe une part importante, mais vous ne prenez parti ni pour elle, ni contre elle. Au début, le personnage est précisément en train d’essayer de s’éloigner du groupe religieux duquel il s’était rapproché à la suite d’un traumatisme. Est-ce inspiré de votre propre expérience?
Keith Thomas: Oui, d’une certaine façon. Je n’ai pas été élevé dans cette communauté, mon père n’est pas juif, ma mère l’est mais je n’ai été élevé dans aucune religion. J’ai probablement été exposé à la culture juive, ce qui revient aux Etats-Unis à manger des bagels, mais je ne suis pas allé à la synagogue avant le lycée, à l’époque où ma mère est devenue très religieuse à la mort de mon grand-père. Donc ça a toujours été pour moi une sorte de va-et-vient. Lorsque ma mère est devenue religieuse, j’ai commencé à m’intéresser à la théologie et à apprendre, mais en même temps, ma famille est très scientifique, il y a beaucoup de médecins et de chercheurs, et c’est dans cette direction que j’ai commencé ma carrière (NDLR. Avant de faire du cinéma, il a d’abord travaillé pour la recherche médicale dans plusieurs hôpitaux universitaires). Ainsi, j’ai toujours oscillé entre le monde très rationnel et le monde spirituel. Et lorsque le temps est venu pour moi d’écrire ce script et d’explorer ce monde, je savais que je ne voulais pas le montrer sous un jour négatif. C’est un choix qui peut convenir à certains mais pas à d’autres. Et je voulais que le personnage principal soit soumis à ce conflit. Au début du film, les gens qui sont autour de la table ont tous quitté la communauté, et cette réunion leur est spécialement destinée, et Yakov en fait partie. Il a participé à beaucoup de réunions et il les connaît, mais chacun d’entre eux est en conflit: c’est très difficile pour eux de couper les liens, même s’ils vivent dans la plus grande ville des Etats-Unis. Ils ont leur propre petit monde. Ils ne parlent pas anglais, ils ne vont pas à l’école américaine, ils ont leurs propres écoles et leur style de vie est très particulier, si bien que lorsqu’ils partent, c’est très difficile: ils doivent apprendre l’anglais et un tas de gestes qui nous paraissent ordinaires. Un d’entre eux m’a dit qu’il n’avait jamais commandé à partir d’un menu au restaurant, il ne savait pas comment faire. Donc cette adaptation m’a parue intéressante: et si nous prenions quelqu’un d’ici pour l’amener là? En même temps, les gens qui quittent sont fascinés par le monde extérieur: les téléphones portables, aller au cinéma, écouter de la musique, manger ce qu’ils veulent. Tout en regrettant leur univers. Parce qu’il y a le confort d’un système de soutien solidaire: personne ne risque de mourir de faim, personne n’est à la rue. Je tenais à cette juxtaposition et je voulais que le personnage principal soit au centre de ce conflit: il est parti, mais ce n’est pas facile. Il ne sait pas ce qu’il va faire. Et le rabbin veut clairement le voir revenir, et donc Yakov accepte cette mission unique, parce qu’il a besoin de l’argent. Mais il était nécessaire que ses sentiments soient ambigus: allait-il revenir ou partir définitivement? A la fin, je crois que sa place n’est ni dedans, ni dehors. Il va continuer à progresser dans la voie médiane. Et cette crise est une position intéressante pour lui.

Cela résume bien le sujet. Parce qu’il lui appartient de trouver lui-même la solution. Et de toute façon il dépend du groupe et de la communauté. Parce que c’est dans leur culture qu’il va trouver la solution.
Keith Thomas: Exactement. Il va utiliser les compétences qu’il a apprises en dehors de la communauté, mais avec les outils de sa communauté et de sa foi pour essayer de les mélanger pour voir Dieu et se sortir de la situation dans laquelle il s’est mis. Encore une fois, cet aspect est emprunté aux films de culture chrétienne comme L’Exorciste, mais il est adapté au contexte juif dont on retrouve les idées et les outils. Ce qui est intéressant pour la majorité des juifs, c’est que le diable et l’enfer n’existent pas. Donc d’où viendrait un démon? J’ai dû faire beaucoup de recherches avant de trouver ce mazik dont la conception est très différente des démons habituels. Une fois que je l’ai trouvé, j’ai cherché un moyen de le rendre cinématographique. C’est-à-dire faire que les gens qui adorent L’Exorciste le comprennent. Il fallait leur donner les points de repère nécessaire pour qu’ils sachent où ils en sont dans l’histoire.

Quelle différence entre un démon et le diable?
Keith Thomas: J’en ai parlé à un rabbin qui avait étudié la démonologie. La plupart des communautés religieuses ont l’équivalent de l’enfer, mais il n’y a pas de diable à proprement parler. Mais voilà l’explication des démons (c’est celle qui est citée dans le film): quand Dieu créa la vie, il créa les animaux qui avaient une forme et une étincelle de vie. Quand il a créé les hommes, il leur a donné une forme, une étincelle de vie et une âme. Au niveau suivant, il y a au ciel les anges, avec des âmes mais pas de forme ni étincelle de vie, parce qu’ils n’appartiennent pas au monde matériel. Au cours de la création, quelques étincelles de vie se sont libérées, mais elles n’ont ni forme, ni âme. Elles existent entre l’état humain et l’état animal, et ce sont les démons. Leur forme est invisible et ils provoquent le chaos. C’était une façon d’expliquer des évènements inexplicables et effrayants de la vie. Ceci dit, les démons ne sont pas malfaisants, parce qu’étant contrôlés par Dieu, leur fonction s’apparente à celle d’un animal. Ils peuvent vous causer des dégâts parce qu’ils peuvent se nourrir de votre âme, mais ce n’est pas motivé par la malveillance. C’est simplement leur nature chaotique. A partir de cette explication, il existe des moyens de les éloigner, l’oeil maléfique, des amulettes, toute une panoplie. Mazik, qui veut dire le destructeur en hébreu, est réputé pour habiter de vieilles demeures abandonnées. D’où les mises en garde à propos des vieilles maisons: «N’y va pas, il y a peut-être un mazik!». Il a fallu que j’invente son apparence et son fonctionnement. Mon rôle a été d’apporter une imagerie reliée à l’horreur en tant que genre dans cette mythologie.

Il se nourrit de la douleur et de la culpabilité. C’est une façon de transiter du mort à notre personnage principal, qui du coup doit trouver comment résoudre le problème.
Keith Thomas: C’était l’astuce du scénario. Un truc mécanique. Vous avez l’histoire classique de celui qui entre dans une maison hantée et commence à être impacté par ce qui s’y trouve. Je voulais que l’histoire soit enracinée dans le personnage et dans ce thème plus vaste. Je savais que j’allais avoir un shomer veiller un corps. Il fallait une connexion entre le corps, le veilleur et aussi la maison. En plus il fallait une sorte de chose partagée, commune aux deux, qui pouvait nourrir le démon. Quelle pouvait être cette chose partagée? J’ai toujours été intéressé par l’idée de trauma, comment il peut nous paralyser, et comment on peut surmonter la douleur. Donc ici, tous les deux sont paralysés. Pour l’un, c’est trop tard, mais pour Yakov, il a toujours une chance. Mais cette nuit, il va devoir y faire face et y travailler sinon, il ne partira plus jamais. Cela me permettait de parler de sujets plus vastes sans être lourd. Des traumas personnels, des traumas collectifs, religieux, historiques, et comment chaque ride peut nous affecter d’une façon négative. Le démon est devenu la matérialisation de ça.

Ce qui nous amène à sa représentation, qui est totalement inédite: pas de monstre, mais beaucoup de suggestion à l’aide d’éclairage ou d’obscurité.
Keith Thomas: Sur le moment, quand vous avez peur, il n’y a rien d’amusant ni d’agréable, mais rétrospectivement, on a ces frissons qui sont exactement ce qu’on recherche en allant voir ce genre de film. Et ça vient toujours de la suggestion. Quelque chose juste avant. Dans Alien, avant de le voir, il y a toujours l’ombre d’une queue et peut-être une forme qui est peut être sa tête, et c’est ce moment où on essaie de reconstituer les morceaux qui est le plus excitant. Donc j’ai essayé de développer ce genre de chose en jouant avec. Et des éléments cruciaux pour y arriver étaient le cadrage, les objectifs utilisés et l’éclairage. Nous avons mis en place la scène de sorte que tout le monde regarde le corps et le suaire, par réflexe, on s’attend à ce qu’il se mette à bouger. Mais comme rien ne se passe encore, le spectateur va se mettre à surveiller les coins. J’ai caché des personnages dans les coins. On ne peut pas les voir parce que je les ai assombris, mais sur un Bluray et si vous jouez avec le contraste, vous pourrez probablement les faire apparaître. En tout cas, ils sont là, et je voulais une atmosphère qui suggère une présence. Parfois lorsque Yakov tourne la tête, on aperçoit une silhouette, mais ce n’est pas clair. Au moment de révéler les choses, j’ai pensé qu’il fallait aussi que le démon change. Parce que le démon se nourrit de douleur, et comme la douleur vient de la mémoire, il me paraissait intéressant que ces mémoires prennent des formes différentes: un enfant, une tête qui tourne, quelque chose d’unique.

En arrivant sur le plateau, vous étiez très préparé. A quel point avez-vous été fidèle au story-board?
Keith Thomas: Très fidèle. J’avais storyboardé le film en entier avant même de connaître les dates de tournage. Comme c’était mon premier film, je devais convaincre tout le monde que j’étais capable de le réaliser. J’avais déjà réalisé un court, mais un long est autre chose. Donc j’ai développé aussi des look books, un pitch deck, c’est-à-dire des séries d’images qui précisent les costumes, les couleurs du plateau, les accessoires, le mazik lui-même. Et aussi les storyboards dont l’élaboration a pris plus de temps que le tournage lui-même. Il était super détaillé. Quand on a trouvé la maison qui servait de décor, elle s’est révélée en parfaite adéquation avec nos illustrations, je dirais à 90%. Quand on est allés sur les lieux avec le chef op, tout concordait. On était partis du story board pour faire une shot list, choisir les objectifs et placer la caméra. On a fait une chose qui m’a vraiment aidé, c’est de faire à partir de la shot list un photo boarding, c’est-à-dire que j’ai pris la place du personnage et on a pris des photos autant que possible avec la même focale que celle qui était prévue pour chaque scène. Cet exercice nous a pris une bonne semaine, mais à la fin on avait un flip book qui nous permettait de visualiser le film en entier. J’ai pu en donner des exemplaires aux producteurs et à ceux qui venaient sur le plateau pour leur montrer ce qu’on avait l’intention de faire. Quand on est arrivé au moment de tourner, nous étions si préparés que je n’avais pas besoin de parler beaucoup au chef-op; ce qui me laissait le temps de parler aux acteurs. Le directeur artistique cherchait un moyen de bouger à travers la scène, sans se faire de souci sur notre capacité à enregistrer ce que nous voulions.

Vous procèderez de la même façon à l’avenir?
Keith Thomas: Je crois bien. Cela marche tellement bien… Je crois que je travaillerai aussi avec le même chef-op. D’une certaine façon, vous avez tout le temps que vous voulez pour écrire jusqu’à ce que le résultat soit bon. Pour la préproduction, votre temps est déjà plus limité, mais chaque seconde compte parce que lorsque vous commencez à tourner, qui sait ce qui va arriver? Il vaut mieux être préparé. The Vigil est mon premier film, donc je ne connais pas d’autre façon de faire, mais ça convient à mon côté rationnel, très organisé. Quand on est prêt à tout, on a plus de chances de tomber sur des accidents heureux plutôt que des accidents malheureux. Cela rend les choses créatives d’une façon plus intéressante que si c’était par hasard. Je sais que certains ont besoin du chaos pour être inspirés, mais pour ce film, la préparation était indispensable. Il y a eu un peu d’improvisation, la plupart du temps avec le yiddish, parce que je ne le parle pas. J’écrivais une réplique, ils le traduisaient en yiddish, et je devais les croire sur parole. Quand on a les dialogues écrits, on a aussi la liberté de varier sur le moment, alors que si vous avez une feuille blanche, c’est très facile de se perdre.

Quel est votre parcours? Comment en êtes-vous arrivé à écrire des scenarios et tourner des films?
Keith Thomas: J’y suis arrivé assez tard, comparativement. J’ai déjà passé la quarantaine. J’ai une famille et une vie différente. J’ai commencé à m’intéresser à la mise en scène de cinéma à la fac. J’en rêvais, mais je ne me voyais pas y arriver. Donc j’ai fait des études pour préparer à la médecine avant de changer de parcours pour essayer de devenir un rabbin. Là aussi, je ne suis pas allé au bout, mais j’ai quand même fait un master que j’ai soutenu sur le thème des monstres dans la torah (les nephilim, et les autres monstres bibliques). Donc j’avais déjà un pied dans l’horreur. Quand j’ai fini, je me suis rendu compte que ce n’était pas le bon chemin non plus. Ma foi n’était pas aussi forte que je le pensais. Je suis retourné à la médecine et j’ai travaillé dans la recherche clinique sur les enfants asthmatiques. J’ai fait ça pendant dix ans auprès de gens dans des maisons de santé atteints de démence et d’Alzheimer. J’ai écrit des romans dont certains ont été achetés à Hollywood. Lorsqu’on m’a demandé d’écrire des scénarios, j’ai appris comment faire. Ça m’a pris 8 ans. J’ai pu vendre deux scenarios et construire une expérience qui m’a permis de quitter mon travail alimentaire. Et en 2017, j’ai décidé qu’il était temps de faire un film, mais je ne savais pas comment, en dehors de l’écriture. Donc j’ai fait un court métrage que j’ai écrit, produit et dirigé. En cinq mois, j’ai appris beaucoup. Le film a généré une certaine attention à Hollywood qui a abouti à ce que je réalise The Vigil.

Vous connaissiez le genre pour avoir vu beaucoup de films?
Keith Thomas: Oui. Mes parents étaient divorcés et un week-end sur deux j’allais voir mon père. Il habitait à une heure de là où j’habitais avec ma mère. Sur la route, on s’arrêtait la nuit à un video store. Et il nous laissait choisir tout ce qu’on voulait mon frère et moi. On prenait toujours les films de SF, d’action ou d’horreur. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours gravité autour du genre. Peut-être que le premier que j’ai vu était Alien quand j’avais 10 ans. Très vite ça a mené à L’exorciste et à Shining et tous les classiques. Puis avec le lycée et la fac, j’ai exploré les films plus obscurs. Juste après le lycée, j’ai publié un fanzine qui était distribué chez Tower records. Je me spécialisais dans les films B européens, les films de Jean Rollin. J’en ai vu des centaines. Je les ai digérés en même temps que je lisais beaucoup de romans d’horreur, à commencer par Lovecraft à Stephen King. C’est devenu mon principal centre d’intérêt. Et finalement ça m’a pris 40 ans pour trouver cette voie et ce style qui sont les miens. Et quand il a été temps de réaliser un film, il s’est trouvé que c’était un film d’horreur. Le prochain sera aussi un film d’horreur. C’est ma vocation.

John Landis, qui est un athée convaincu, disait à propos de L’Exorciste qu’il était tellement bien fait qu’on n’avait pas besoin de croire pour être terrifié. Friedkin affirme qu’il est croyant. Faut-il croire pour apprécier The Vigil?
Keith Thomas: Ce que je crois, c’est que l’horreur, dans sa forme pure, a besoin d’un élément surnaturel. Si vous étiez un vrai athée convaincu et que vous tentiez de réaliser un de ces films, vous pourriez y arriver, mais il vous faut quand même un petit quelque chose pour l’apprécier. Je sais que Friedkin est religieux. Ce que je trouve fascinant dans L’exorciste que j’ai dû voir des dizaines de fois, c’est que les premières vingt minutes au Moyen-orient sont presque sans paroles. C’est très ambigu parce que vous devez comprendre comment ça va se relier à la suite. Et le second acte, où les médecins sont en train de chercher ce qui peut dysfonctionner chez Regan/Linda Blair, c’est presque plus horrible que ce qui arrive plus tard, parce que c’est déroutant. C’est dans cette partie que la plupart des gens s’évanouissent quand le sang coule de son cou. J’adore cette façon d’essayer d’expliquer ce qui n’a pas d’explication. On y apporte une caution scientifique. Mon cerveau fonctionne de cette façon, ça me fascine. Pourquoi? Peut-être que je n’y crois pas, mais je vais voir si je peux l’expliquer. Tout ce qu’il faut c’est un esprit ouvert, mais le film ne demande pas de prendre parti. Une autre influence pour The Vigil se révèle The Strangers de Na Hong-Jin. C’est une approche très innovante encore de ce thème de la possession. Le rituel shaman est extraordinaire. Comment peut-on faire l’équivalent dans un contexte occidental? Il y a aussi une grande ambiguité dans ce film: on n’est jamais sûr de ce qui arrive, ou si le personnage est le diable. On assume qu’il y a une dimension de foi qui va avec ces gens, mais pas vraiment… il y a autre chose, d’autres motivations. C’est une question qui m’intéresse. Dans le judaïsme, un des concepts fondamentaux est la lutte pour la foi. Si votre foi est aveugle, ça ne compte pas autant que si vous avez travaillé pour croire. Donc, si vous luttez constamment avec. Par exemple, en vous demandant si ce que vous voyez est vrai ou non, vous avez plus de chances d’arriver à une forme de vérité pure.

Votre prochain film?
Keith Thomas: The Vigil a été acquis par Blumhouse qui va le sortir aux Etats-Unis. Et mon prochain avec Blumhouse devrait être une adaptation de Firestarter de Stephen King (sorti sous le titre Charlie en France). Nous avons un script qui est excellent et ça devrait se concrétiser assez vite. J’ai toujours aimé le livre. Et je crois que notre version est à la fois très fidèle au roman et nouveau. La bonne nouvelle, c’est que Stephen King a vu The Vigil, a approuvé le projet et il adore le script.

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