Hommage chaos à Roger Carel (1927-2020)

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L’immense Roger Carel nous a quittés le 11 septembre 2020, à l’âge de 93 ans. Pour lui rendre hommage, le Chaos vous invite à revoir cinq films dont il a été l’heureux interprète.

Elle cause plus… elle flingue de Michel Audiard (1972)
Un des longs-métrages les plus barrés de Michel Audiard (dont il faudra un jour saluer la carrière de cinéaste, singulière au possible): désordre incessant, texte mémorable («J‘me suis jamais fait baiser deux fois de suite. – Eh ben, tu sais pas ce que tu perds!»), le tout porté par un casting cinq étoiles (Annie Girardot, Bernard Blier, Jean Carmet, Michel Galabru, Darry Cowl, Daniel Prévost, Maurice Biraud…). Brillant de bout en bout.

Signé Furax de Marc Simenon (1980)
L’adaptation ciné du célèbre feuilleton radiophonique créé par Pierre Dac et Francis Blanche. L’histoire: un illuminé, prénommé Furax, remplace quelques grands monuments de notre patrimoine par de vulgaires imitations. Une enquête s’en suit, mêlant Roger Carel, Paul Préboist, Pierre Tornade, Pierre Tchernia, Bernard Haller, Coluche, Pierre Mondy, Daniel Gélin, Philippe Castelli ou encore Pierre Desproges. C’est con, mais c’est bon. Un vrai petit plaisir coupable.

Le Retour des Bidasses en folie de Michel Vocoret (1982)
A l’origine, le projet n’est ni un film de bidasses, ni même destiné aux Charlots. Mais, poussé par son producteur, Vocoret se voit contraint in fine de revoir sa copie. En résulte un ofni sans queue ni tête, dans lequel Roger Carel incarne – en roue libre, et face à des Charlots vieillissants – le délirant Kolonel von Berg. Un succès honorable à l’époque (plus d’un million d’entrées), jeté aux oubliettes depuis.

Les Gauloises blondes de Jean Jabely (1987)
Une gauloiserie gentiment polissonne où s’illustrent différents acteurs ayant prêté leur voix aux dessins animés mettant en scène Astérix: Roger Carel donc, mais aussi Pierre Tornade et Gérard Hernandez, lesquels luttent désormais contre l’envahisseur romain par le biais de femmes dénudées. D’aucuns trouvent cela navrant… d’autres plutôt jouissif. Le Chaos a fait son choix.

Le Diable rose de Pierre B. Reinhard (1987)
Dans la continuité des Gauloises blondes, Roger Carel persiste, signe, et fait de la comédie érotique son nouveau genre de prédilection. Il est ici recruté par Jean-Claude Roy, véritable spécialiste en la matière, et s’acoquine notamment avec Brigitte Lahaie. Cucultissime, jusque dans ses chansons – mention spéciale à Adieu, fais-toi putain!

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