Gautier donne sa liste des films Ă  voir pendant le đŸ˜·

0
1258

Parce que le Chaos est avec vous pendant la Coronapocalypse, voici notre sĂ©lection de films (pas forcĂ©ment anxiogĂšnes) Ă  regarder pendant que vous ĂȘtes chez vous.

Le chaud lapin (Pascal Thomas, 1974)
Parce que caster Bernard Menez pour jouer un jeune premier est l’une des plus heureuses idĂ©es de l’histoire de la comĂ©die Ă  la française, et que la prĂ©sence de Daniel Ceccaldi rappelle les grandes heures d’un cinĂ©ma hexagonal qui arrivait Ă  parler Ă  tous (sauf aux critiques Ă©tablis, but who cares?). Un film de vacances gĂ©nialissime dans lequel on a envie d’habiter, n’en dĂ©plaise au 0,5/5 que lui attribue le “Programme tĂ©lĂ©” tout en haut Ă  droite des rĂ©sultats Google.

Titicut Follies (Frederick Wiseman, 1967)
Parce que si vous étouffez à la maison en ce moment, on vous invite à découvrir le pénitencier psychiatrique de Bridgewater, et à nous en dire des nouvelles. Le premier film absolument sidérant du grand Wiseman, désormais dispo dans une copie superbe, aprÚs avoir été longtemps menacé par la censure.

Paradis pour tous (Alain Jessua, 1982)
Parce que toute la filmo de Jessua peut faire figure de viatique, avec un ton étrange se situant quelque part entre le comique et le glauque. On la déconseillera aux claustrophobes hein.

Testsuo (Shinya Tsukamoto, 1989)
Parce que c’est Ă  la fois au-dessus de Videodrome et d’Edward aux mains d’argent, et qu’on espĂšre ne pas vous retrouver dans cet Ă©tat d’ici 15 jours.

Bricol’ Girls (Alain Chabat, 1999)
Parce que ce sommet des annĂ©es Canal vaut mieux que n’importe quelle notice Conforma : on y apprend Ă  planter des clous tout en dissertant sur l’Internationale situationniste (on y voit aussi quelques filles en tenues lĂ©gĂšres, prĂ©cisons-le). Plus inventif que n’importe quel clip de Benny Benassi, et dispo sur YouTube avec ça:

L’antivirus de Benoit Forgeard (2009)
Parce que le meilleur rempart Ă  la contagion, c’est peut-ĂȘtre la poĂ©sie du pĂšre Forgeard, dans ce court-mĂ©trage dingue qui rĂ©ussit Ă  ĂȘtre exquis toute en lorgnant vaguement du cĂŽtĂ© de la sitcom AB Productions.

A peu prĂšs tous les Ă©pisodes de Blow Up (sur ARTE depuis 2011)
Parce que c’est bien beau les accĂšs gratuits Ă  Canal, OCS et Pornhub, mais il ne faut pas oublier que la plus belle offre de streaming du pays est dĂ©jĂ  gratuite, et qu’elle a besoin de vos vues pour perdurer.

Invasion of the Body Snatchers (la version qui vous siéra: 1956, 1978, 1993)
Parce qu’il y a probablement pire encore que la maladie : le fait de penser exactement la mĂȘme chose que son voisin.

Les chinois Ă  Paris (Jean Yanne, 1974)
Parce que Jean Yanne est l’antidote idĂ©al (et inĂ©puisable) Ă  toute contrariĂ©tĂ©, et que le titre du film est dĂ©jĂ  un programme en soi Ă  l’heure oĂč on vous parle. Et parce qu’il trouve avec cette satire curieusement mĂ©connue un moyen de se moquer Ă  la fois de la consommation, des collabos, du marxisme-lĂ©ninisme, du racisme anti-chinois, bref : Ă  peu prĂšs toute la matiĂšre qui lui passe sous la main. Le Monde y voit “un monument de vulgaritĂ©” ? Du pain bĂ©ni pour le Yanne qui dĂ©tournera malicieusement la mention sur l’affiche oĂč figurera : “Un monument (Le Monde)”.

The Heartbreak Kid (Elaine May, 1972)
Parce que l’humour subtil de la cinĂ©aste (qu’on retrouve par ailleurs au gĂ©nĂ©rique de Des amis comme les miens et Tootsie) est parfaitement ce dont vous avez besoin pour cette quinzaine en quarantaine. Vous y verrez qu’une lune de miel sous les cocotiers de Miami Beach, et bah c’est pas forcĂ©ment mieux qu’un bon confinement des familles.

FenĂȘtre sur cour (FenĂȘtre sur cour, 1955)
Parce qu’au rayon des grands films qu’on croit toujours connaitre par coeur, celui-ci apporte des choses neuves Ă  chaque vision, et que le Hitch y rĂ©cite Ă  peu prĂšs toutes ses gammes en moins d’une heure 50. Et que mĂȘme confinĂ© avec une jambe dans le plĂątre, vous rĂ©aliserez qu’il y a toujours quelque chose Ă  faire : tout n’est qu’une question de regard.

L’homme qui rĂ©trĂ©cit (Jack Arnold, 1957)
Parce que pareil, on oublie parfois pourquoi c’est un chef-d’oeuvre, et parce que vous y trouverez 1001 façons de distraire votre chat.

Tristesse Club (Vincent Mariette, 2014)
Parce que c’est la comĂ©die française que vous avez ratĂ©e Ă  sa sortie, un premier long Ă  l’humeur trĂšs wesandersonesque : on regrette que film aussi rĂ©ussi soit aussi vite tombĂ© aux oubliettes. Et on l’imagine trĂšs facilement dispo, sur une plateforme lĂ©gale ou non


Terrain d’entente (Bobby et Peter Farrelly, 2005)
Parce que c’est tout simplement la meilleure comĂ©die romantique des annĂ©es 2000, starring Drew Barrymore et Jimmy Fallon, et que ce titre mĂ©rite d’ĂȘtre ajoutĂ© Ă  la longue liste des coups d’Ă©clats des frangins de Rhode Island. Aucun rapport ici avec un quelconque confinement : on est juste certain que le film pourra vous redonner le moral.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaĂźt entrez votre commentaire!
S'il vous plaĂźt entrez votre nom ici