[FIFIB 2020] C’est beau, c’est chaud, c’est chaos

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Du 14 au 19 octobre, le FIFIB (Festival International du Film Indépendant de Bordeaux), festival à la hype grandissante, revient pour une 9ème édition.

Deux invités d’honneur en cette année particulière: Sébastien Lifshitz et surtout Lætitia Dosch, l’occasion de revoir auprès de films bien identifiés (Jeune femme, La bataille de Solférino…), quelques raretés (Ennui Ennui de Gabriel Abrantes, Extrasystole d’Alice Douard) avec l’enfant chérie du cinéma français.

Côté compétition inter, c’est la fête à Henriette puisqu’on a droit à un digest puisant dans les sélections cannoise, vénitienne et berlinoise. Il y aura le Passion Simple de Danielle Arbid (une adaptation attendue du roman d’Annie Ernaux, featuring… Laetitia Dosch), mais aussi Just 6.5 de Saeed Roustaee, polar iranien ayant extrêmement bonne presse depuis son passage à Venise l’an dernier, un French Connection perse collant aux basques d’un flic obstiné traquant un ponte de la drogue. C’est Wild Bunch qui distribue.

Une attention toute particulière sera portée à The Best is Yet to Come de Wang Jing, qui n’est autre que l’assistant réal de Jia Zhangke sur ses trois derniers films, le maître chinois enfilant ici la casquette de producteur. Nous sommes en 2003, juste après l’épidémie de SRAS: l’article d’un stagiaire en journalisme va changer la vie de 120 millions de personnes (toute ressemblance avec la réalité de ces derniers mois est purement fortuite). On guettera également Sème le vent de Danilo Caputo, un drame écolo remarqué à la dernière Berlinale.

La compétition française met en lumière des premiers longs tricolores, dont un bon peloton fait partie des petites curiosités égrenées par Thierry Frémaux dans son live avec la moumoute naissance de Laurent Weil le 2 juin dernier: Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma; Gagarine de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh; Vaurien de Peter Dourountzis; Rouge de Farid Bentoumi. Dans Trop d’amour, l’actrice et réalisatrice de 26 ans Frankie Wallach témoigne elle d’une affection obsessionnelle pour sa… grand-mère, rescapée des camps, ce qui n’empêche pas le film d’être annoncé comme un feel-good movie familial.

Côté cannois toujours, on pourra y découvrir le Maïwenn (ouverture), le Laurent Lafitte (Clôture), De l’Or pour les chiens d’Anna Cazenave Cambet (un joli premier long figurant à la Semaine de la critique cette année), Si le vent tombe (porté par un curieux double label ACID / Sélection officielle, avec le revenant Grégoire Colin). Une carte blanche donnée à l’ACID est d’ailleurs au programme (Les Graines que l’on sème, The Last Hillbilly). Citons aussi Ammonite de Francis Lee, romance lesbienne réunissant Kate Winslet et Saoirse Ronan, libre inspiration de la vie de la paléontologue Mary Anning.

Le copieux programme est complété par des cartes blanches à Maud Geffray (moitié de Scratch Massive) ainsi qu’à notre idole de jeunesse, Lio! La belgo-portugaise qui buvait des desserts à base de banane accompagnera notamment Maïmouna Doucouré et Alexis Langlois dans un jury pour le moins rafraîchissant. Ajoutons à cela un concert de Kompromat, le nouveau Guillaume Brac (À l’abordage), le retour de Kaouther Ben Hania (L’homme qui a vendu sa peau), une visioconférence de Gaspar Noé… Et trois courts dont le landernau cinéphile entend parler depuis un petit moment: le Shakira de Noémie Merlant, le Dustin de Naïla Guiguet et son hangar désaffecté communiant dans une folle soirée queer, et enfin The Return of Tragedy de Bertrand Mandico, où il est question de femme éventrée au fond du jardin et de flics pouvant porter, on est chez Mandico, le sobriquet de KateBush.

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