Amis du chaos, la 25e édition de l’Étrange Festival aura lieu du 4 au 15 septembre 2019 au Forum des Images à Paris et Chaos en sera l’heureux et fier partenaire. En attendant la grand-messe du cinéma de l’étrange (et donc du chaos), nous avons demandé à FRÉDÉRIC TEMPS (président, délégué général) et à MARC BRUCKERT (directeur artistique) leurs 20 films les plus étranges.

FRÉDÉRIC TEMPS

AMOUR BESTIAL (Ulrich Seidl, 1995)
Parce que l’homme est le meilleur animal de compagnie du chien

AUDITION (Takashi Miike, 1999)
Parce que les histoires d’amour finissent, toujours plus mal, chez Miike.

BULLHEAD (Michael R. Roskam, 2010)
Parce qu’il faut arrêter de manger de la viande.

CHANSONS DU DEUXIÈME ÉTAGE (Roy Andersson, 2000)
Parce que, discrètement, patiemment, lentement, ce grand monsieur compose une oeuvre immense qui sera redécouverte à sa juste valeur, tôt ou tard.

ENDHIRAN – Robot, the movie (S. Shankar, 2010)
Parce qu’il n’y a pas que Hollywood qui sache faire des blockbusters divertissants.

GUMMO (Harmony Korine, 1997)
Parce qu’avec ce film, un véritable auteur est né.

ICHI THE KILLER (Takashi Miike, 2002)
Parce que Miike y atteint des sommets, plus jamais égalés depuis.

SEUL CONTRE TOUS (Gaspar Noe, 1999)
Parce que beaucoup de cinéastes ont voulu s’attaquer, en vain, à l’œuvre de Louis Ferdinand Céline, alors que Gaspar Noe passe l’épreuve avec une aisance déconcertante.

IT FOLLOWS (David Robert Mitchell, 2014)
Parce qu’après 100 ans de cinéma, il est encore possible de terrifier une audience en faisant appel à nos peurs les plus primales et les plus simples

JOE’S APARTMENT (John Payson, 1996)
Parce que réussir une comédie grandiose et hilarante avec l’aide d’une colonie de cafards chantants et d’un jeune dégueulasse, tient du génie.

KILL LIST (Ben Wheatley, 2011)
Parce qu’un film qui commence comme du Ken Loach, enchaîne dans un film d’Alan Clarke et se termine comme un Robin Hardy, le tout en un tour de passe passe, est forcément un chef-d’œuvre.

L’ILE (Kim Ki-duk, 2000)
Parce que Kim Ki-duk y est «accroché» au sommet de son art.

LE CABINET DU DR RAMIREZ (Peter Sellars, 1991)
Parce que le film reste, à ce jour, un véritable ovni, sans ascendance ni descendance, au même titre que le cycle des Cremaster de Matthew Barney. Un film magnifique.

LE MAITRE DES ILLUSIONS (Clive Barker, 1995)
Parce que probablement l’un des meilleurs films jamais produits sur la magie, blanche et noire. Clive Barker à tripes ouvertes.

LES DOCUMENTS INTERDITS (Jean-Teddy Filippe, 1986-1989)
Parce qu’outrageusement pompé de tous les côtés de la planète cinéma, depuis 20 ans. Mais, forcément, inégalé. Et c’est français, Monsieur!

MEURTRES SOUS CONTRÔLE (Larry Cohen, 1976)
Parce que dieu m’a dit de le mettre…

PRINCE DES TÉNÈBRES (John Carpenter, 1987)
Parce qu’un cinéaste s’est rarement approché, depuis Cocteau, de la porte des ténèbres.

RÉSIDENCE SURVEILLÉE (Graeme Whifler, 2005)
Parce qu’il faudrait montrer le film, en boucle, aux adorateurs de “La fête des voisins”.

THE TRIBE (Myroslav Slaboshpytskiy, 2014)
Parce qu’Alan Clarke aurait été aux anges, s’il avait pu découvrir ce film.

THE WILD AND WONDERFUL WHITES OF WEST VIRGINIA (Julien Nitzberg, 2010)
Parce qu’un documentaire peut être bien meilleur qu’une adaptation cinématographique du même sujet.

WHY DON’T YOU PLAY IN HELL ? (Sion Sono, 2013)
Parce que Sion Sono réussit une parfaite mise en abyme du cinéma, là ou Truffaut s’est complètement planté avec sa “Nuit Américaine”.

MARC BRUCKERT

WEST OF ZANZIBAR (USA/1928/Tod Browning)

HAUSU (Japon/1977/Nobuhiko Ôbayashi)

UNE FÉE… PAS COMME LES AUTRES (SATURNIN LE CANARD) (France-Italie/1956/Jean Tourane)

PHANTASM (USA/1979/Don Coscarelli)

DEMENTIA (USA/1955/John Parker)

LE DIABOLIQUE DOCTEUR FLAK (Belgique/1980/Jean-Jacques Rousseau)

LE DIABOLIQUE DOCTEUR Z (Espagne-France/1966/Jesús Franco)

ORGAN (Japon/Kei Fujiwara/1996)

À MINUIT JE POSSÈDERAI TON ÂME (Brésil/1964/José Mojica Marins)

LA SEMAINE D’UN ASSASSIN (Espagne/1972/Eloy de la Iglesia)

THUNDERCRACK (USA/1975/Curt McDowell)

FREAKSTARS 3000 (Allemagne/2003/Christoph Schlingensief)

L’IBIS ROUGE (France/1975/Jean-Pierre Mocky)

SHE-MAN (USA/1967/Bob Clark)

TOTÒ QUI VÉCUT DEUX FOIS (Italie/1998/Daniele Cipri et Franco Maresco)

TRAITÉ DE BAVE ET D’ÉTERNITÉ (France/1951/Isidore Isou)

LES ESPIONS (France/1957/Henri-Georges Clouzot)

ICHI THE KILLER (Japon/2001/Takashi Miike)

SILENT NIGHT, BLOODY NIGHT (USA/1972/Theodore Gershuny)

DR CALIGARI (USA/1989/Stephen Sayadian)

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