Que penser du court mĂ©trage de Jonathan Glazer? Est-ce que trop de mystère tue le mystère? Est-ce que trop de virtuositĂ© tue la virtuositĂ©? Pas d’unanimitĂ© au Chaos. Après l’Ă©loge de ThĂ©o, Martin sort de la rĂ©serve.

Que dire en complĂ©ment de ThĂ©o? Oui, c’est haletant et mĂŞme intensif. On voit un mec subir deux chutes non consenties. Une courte de l’arbre et une deuxième Ă  travers un interminable tunnel vertical: l’abĂ®me. Les deux chutes sont reliĂ©es par la corde du pendu et son frottement contre l’échafaud. La corde, par ce long et dĂ©licat mouvement de camĂ©ra vers son axe de descente, exerce manifestement le rĂ´le de tension du film. La dernière chute atteint son abysse lorsque le regard des individus masquĂ©s se baisse vers l’objet de la chute, c’est-Ă -dire Ă  la fois vers l’attention des spectateurs et vers le corps du pendu. Le type a littĂ©ralement Ă©tĂ© mis en abĂ®me. Mais voilĂ , avec ses mystères fondamentalement inexplicables (de quelle espèce d’arbre chute le type et qui sont ces foutues personnes masquĂ©es), Glazer loupe l’occasion de partager un conte ou une lĂ©gende. A la place, il dĂ©roule une vision snob oĂą l’on n’a pas la place de rĂŞver, seulement de commenter.

Pour vous faire un avis, découvrez les cinq minutes trente de The Fall ci-dessous:

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