[MAXI BEST OF PLUS] Lors d’une mission spatiale à hauts risques visant à secourir des astronautes en perdition, la mutante Jean Grey est frappée par une éruption solaire. À son réveil, elle constate que ses pouvoirs ont considérablement augmenté, si bien qu’elle ne parvient plus à garder le contrôle. Très vite, une part sombre de sa personnalité refait surface et l’amène à commettre une série d’exactions. C’est la naissance du Phénix Noir…

Faisant directement suite au catastrophique X-Men Apocalypse, réalisé par Bryan Singer et sorti en 2016, ce nouvel opus présentait sur le papier tous les aspects d’un futur accident industriel: un producteur/grand manitou autoproclamé réalisateur (et qui avait en son temps saccagé Les 4 Fantastiques de Josh Trank) doublé d’un manque d’inspiration flagrant – nombreux sont les éléments repris de l’injustement décrié L’Affrontement Final, dernier film de la première trilogie. On en est en réalité assez loin même si le film poursuit dans la droite lignée du précédent, abandonnant le sous-texte politique qui faisait la sève des premiers films pour se concentrer sur un divertissement congestionné pour adolescents.

Si les scènes d’action s’avèrent étonnamment efficaces (deux d’entre elles sortent du lot: la séquence dans l’espace et le final dans un train lancé à pleine vitesse), le scénario se cache à peine de n’être qu’un prétexte, accumulant mécaniquement les inévitables poncifs du genre (la race extraterrestre au désir d’extermination, le méchant patibulaire reclus sur une île, la romance impossible…) sans jamais y insuffler de nouvelles saveurs. C’est bien dommage quand on imagine la potentielle tragédie épique qui aurait pu se jouer sous nos yeux et qui restera à l’état d’esquisse. Au final, X-Men Dark Phoenix se fait la quintessence d’un certain cinéma junk food. Comprenez la surdose habituelle d’effets spéciaux numériques bien gras, souvent filmés de manière plus utilitaire qu’artistique et au milieu desquels s’affrontent toutes les stars du moment. Un plat bien garni que l’on consomme sans déplaisir, pour finalement se rendre compte deux heures plus tard qu’on est resté sur notre faim.

ALEXIS ROUX

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