Une équipe scientifique sous-marine fait face à un tremblement de terre. Sous l’eau, ils vont devoir essayer de survivre. Le simple synopsis de Underwater annonce d’emblée la couleur. Si vous êtes venu assister à un blockbuster d’action horrifique sans violence et qui ne fait pas peur (kamoulox), eh bien, vous êtes au bon endroit. Pas le temps de niaiser, le film démarre en trombe. A peine le temps de mettre en place l’intrigue, cinq minutes pile pendant le générique, et de présenter l’héroïne (Kristen Stewart en double non dissimulée de Ripley) que bim bam boum tout fout le camp, la station coule et il faut vite rejoindre la surface. L’idée d’entrer comme ça, directement dans le vif du sujet, est plutôt judicieux. Le film étant une sorte de redite assumée de Alien, Abyss et consorts, à quoi bon s’embarrasser d’exposer une mythologie ou une originalité thématique dont il est de toute façon dépourvu? Ce sera donc du «comme avant» avec les moyens de maintenant, tout en prenant le soin de tout lisser pour ne pas choquer ou interroger le spectateur comme savaient si bien le faire les chefs-d’œuvre de Ridley Scott ou James Cameron. Ici, seul compte le divertissement et la tension. Et s’il faut reconnaître à William Eubank des compétences habiles dans sa mise en scène pour maintenir l’attention, il faut aussi avouer que son film tourne à vide la majeure partie du temps.

En gros, il s’agit de suivre en Kristen, dont la focalisation est quasi exclusivement centrée sur elle-même, aller de sas en sas et de niveau en niveau pour retrouver des survivants. Des personnages construits pour la plupart uniquement dans le but de mourir à intervalle régulier afin de nous faire sursauter grâce à l’emploi de jump-scare too much. Mention spéciale au commandant Cousteau Lucien, incarné par Vincent Cassel et son accent français bien de chez nous. Bref, plus on avance, plus on trouve des armes de plus en plus efficaces pour affronter des monstres de plus en plus gros, au design tout droit sorti de Cloverfield (de quoi ménager des rumeurs concernant l’appartenance du film à l’univers étendu de J.J. Abrams) jusqu’au giga boss final à la Pacific Rim. Comme vous pouvez vous en rendre compte la bouillabaisse d’influences est constante, et le film emprunte aussi beaucoup à l’univers du jeu vidéo (surtout Dead Space).Le film donne l’impression un peu étrange d’être face à une jolie cinématique dont on attendrait la fin pour pouvoir enfin prendre les manettes. «Franchement, ça va» scandaient à tue-tête nos confrères journalistes à la sortie de la projection presse, s’attendant manifestement à une bousasse. On leur donnera difficilement tort. Cette série B féministe et écolo (bah oui, forcément on pique dans les vieux pots mais faut bien rester aussi dans l’actu opportuniste) n’a pour unique but que de vous divertir un instant et de mettre votre cerveau en stand-by.  De ce point de vue, effectivement, c’est réussi… G.C. 

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