[CRITIQUE] KONGO de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav

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On suit à Brazzaville l’apôtre Médard, guérisseur de la confrérie Ngunza, dont la mission consiste à exorciser les patients victimes de mauvais sorts. Il voit des choses que monsieur Tout le monde ne peut pas voir (une passion pour les sirènes qu’il capture en bouteille), porte des maillots de foot de toutes les nations de monde, et doit se défendre vis-à-vis des procès en sorcellerie qui lui sont intentés (les enfants disparaissent dans plusieurs des ménages qu’il a envoûtés). On ne sait pas du tout s’il incarne un saint ou un esprit maléfique, et c’est probablement la plus belle réussite de ce film court, à mi-chemin entre Jean Rouch et la démesure ridicule mais extrêmement séduisante du général Idi Amin Dada de Barbet Schroeder (1974). Un docu sans interview ni voix-off (autre que celle de notre chamane en question) qui prend pour toile de fond le capitalisme chinois conquérant (une entreprise vient d’ouvrier une carrière sur le lieu même où nos mystiques pratiquent leur rituels avec la nature): espérons que vous garderez en tête comme nous cet extraordinaire plan final, petit morceau de transe nocturne convoquant Jacques Tourneur. G.R.

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