Manuel LĂłpez-Vidal est un homme politique influent dans sa rĂ©gion. Alors qu’il doit entrer Ă  la direction nationale de son parti, il se retrouve impliquĂ© dans une affaire de corruption qui menace un de ses amis les plus proches. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal… Il y a, entre autres bĂŞtes emplumĂ©es, des corbeaux et des dindons de la farce dans le dernier Rodrigo Sorogoyen (rĂ©vĂ©lĂ© avec Que Dios nos perdone). Champion de la dernière cĂ©rĂ©monie des Goya (avec ses sept trophĂ©es), le thriller politique El Reino s’intĂ©resse au calvaire d’un soutier d’un obscur parti, soudain mis sur le devant de la scène, qui se retrouve mĂŞlĂ© Ă  une sombre affaire de corruption. Notre homme cherche alors coĂ»te que coĂ»te Ă  laver son honneur en tentant de faire chuter certains gros bonnets de sa formation… En politicien paranoĂŻaque et manipulateur, Antonio de La Torre livre une composition très impressionnante et sa seule performance, entre capacitĂ© Ă  dĂ©blatĂ©rer des mensonges et regards ambigus, suffit Ă  rendre El Reino haletant. Si la première partie s’avère trop explicative et bavarde, avec une installation trop longue, la seconde nous offre quelques morceaux de bravoure, parmi lesquels une virĂ©e, dans une maison occupĂ©e, afin de rĂ©cupĂ©rer d’obscurs documents, et un mĂ©morable accident de voiture. Sorogoyen est Ă  son meilleur lorsque la tension d’une scène dĂ©passe les seuls Ă©lĂ©ments de scĂ©nario trop calculĂ©s. On a dĂ©jĂ  hâte de voir son nouveau long-mĂ©trage (avec Anne Consigny), Madre. B.L.

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