Et c’est reparti pour le show. Quelques années après la première effraction mortelle au domicile de Norman Nordstrom, ce dernier vit des jours tranquilles et paisibles. Mais ses anciens péchés le rattrapent…

Vu, ils l’ont toujours pas vu. Comme le titre l’indique sans grand effort d’imagination, c’est bel et bien la suite du home invasion réalisé il y a cinq ans par Fede Alvarez qui avait provoqué un joli succès commercial et faisait triompher le croquemitaine, un ancien soldat d’élite américain à la retraite qui vivait dans son pavillon d’un quartier de Detroit et qui foutait une raclée à trois cambrioleurs amateurs (à tel point qu’on flippait pour eux). Rien à dire, c’était plutôt malin. L’on retrouve notre monstre désormais ailleurs, il a pris sous son aile une jeune fille orpheline qu’il entraine à survivre en territoires hostiles (donc à se défendre contre les monstres qui peuplent cette terre). Le monstre devient familier, donc moins effrayant, dans un univers d’autres monstres effrayants. A raison, faut croire, puisque la gamine se fait kidnapper et que l’ancien combattant n’a rien perdu de son envie d’en découdre.

L’intrigue brodant sur le côté ne-réveillez-pas-le-méchant-qui-dort n’est donc qu’un vague prétexte pour exploiter à nouveau ce personnage de tueur aveugle, cet ancien militaire joué par le charismatique Stephen Lang, pour le faire à nouveau se confronter à une nouvelle bande de criminels (décidément!) n’ayant (toujours) pas compris la leçon dans une nouvelle baraque, puis dans une autre (double dose oblige). Et faire le même carton partout dans le monde? Peu probable sur ce coup car l’effet de surprise s’avère très éventé, jusque dans la formule consistant à changer les points de vue à mi-parcours ou à jouer sur des notions bien/mal – une dichotomie qui donne un peu envie de bailler au corneille. C’est un film d’horreur-carte-de-visite qui régurgite une formule sans grande conviction: le nouveau réal Rodolfo Sayagues – Fede Álvarez ayant laissé la barre de la réalisation à son compatriote uruguayen, scénariste du premier – a beau jouer la carte de l’humanisation d’une figure du mal façon The Devil’s Rejects de Rob Zombie, il manque juste la folie, l’invention et le talent pour faire réellement dérailler cette machine programmatique aux effets horrifiques convenus, calibrée pour remplir l’assiette du jeune dans les multiplexes. T.A.

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