[CRITIQUE] BRIGHTBURN, L’ENFANT DU MAL de David Yarovesky

Une femme a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari ont toujours rêvé: c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui et l’enfant miraculeux de se transformer en un redoutable prédateur. On nous a vendu ce BrightBurn comme étant une libre adaptation des origines de Superman mais version démoniaque. Why not? On comprendra, passées les dix premières minutes qu’on se trouve surtout devant un film épouvantable dont le pitch opportuniste est là pour attirer aussi bien le passant crédule que l’amateur de film d’horreur et/ou de comics. Alors c’est bien simple et c’est bien malheureux mais il faut le savoir comme dirait Maïté, c’est abominable, et ce quel que soit l’angle qu’on choisit d’aborder. Niveau scénaristique déjà, on s’en tient au pitch et on ne dévie pas d’un iota pendant une heure trente. On suit donc un couple de bons ricains stériles ayant recueilli un gamin tombé du ciel. Ellipse et re-voilà le petit Brandon à 12 ans. L’adolescence, les hormones qui vont avec ainsi qu’une prédisposition pour la méchanceté, vont doucement faire partir celui-ci en sucette. Il entend des gargouillis venant de la grange, répond à ses parents, fait tout le temps la gueule, tape les filles vers qui son zizi tend, bouffe une fourchette et tue des poules. Puis après ça part en cacahuète, il commence à tuer pour un oui pour un non. Fin. Et sinon question interprétation? Eh bien, le jeune Jackson A. Dunn obtient sans aucun problème la Palme de la plus grande tête à claques de l’année. Son jeu affreux, dépourvu de nuances est à l’image du reste d’un casting catastrophique. Impossible de voir émerger un semblant d’émotion chez ces comédiens aussi expressifs que des steak hachés congelés. Et ce n’est pas une mise en scène filmée à la truelle, bourrée de faux raccords dans son montage et ahurissant de connerie dans son ambiance sonore faussement oppressante (mais réellement insupportable) qui vont changer la donne. On ne va pas s’enquiquiner à donner des exemples car ce serait trop long. Tout le film représente le pire de l’horreur mainstream. Il y a deux scènes un peu gores et, entre-temps, on filme un sale merdeux qui boude. Ne parlons même pas des jump scare jamais justifiés qui arrivent toutes les dix minutes pour relancer notre attention. Voilà donc ce que peut réaliser une bande de tâcherons avec des moyens confortables en 2019. G.C.

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