[CRITIQUE] ANTOINETTE DANS LES CEVENNES de Caroline Vignal

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On dit oui à Laure Calamy. Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps: elle part sur ses traces! Mais à son arrivée, point de Vladimir – seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l’accompagner dans son singulier périple…

On nous l’a vendu comme la comédie revigorante de ce mois de septembre, et on n’a pas été déçus. Un Laure Calamy movie dans lequel la spontanée héroïne s’embarque sur les traces de Stevenson (Voyage avec un âne dans les Cévennes): la belle est à la recherche de son amant, un Benjamin Lavernhe ayant lâchement abandonné ses vacances adultères pour s’embarquer en terre cévenole avec sa femme et sa fille. Sur son chemin, Antoinette croise la route de toute une galaxie de personnages guiraudiens, dessinés avec une précision telle qu’on a très envie de voir Les autres filles (2000), le premier long-métrage de la réalisatrice avant ce retour aux affaires courantes deux décennies plus tard. Comme à son habitude, Marc Fraize (Problemos, Au poste!) compose un second rôle irrésistiblement préoccupant: est-ce qu’on peut savoir pourquoi cet acteur monstre est si peu utilisé par nos cinéastes français? G.R.

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