[CRITIQUE] ANNABELLE – LA MAISON DU MAL de Gary Dauberman

SacrĂ©e Annabelle! Après une apparition dans Conjuring premier du nom, la voici Ă  l’affiche de sa propre trilogie au sein de ce qu’on appelle dĂ©sormais «The Conjuring Universe». TitrĂ© chez nous La maison du mal (parce que pas de bol la poupĂ©e du mal, c’était le mois dernier avec Chucky), ce dernier volet centrĂ© sur les mĂ©faits de la petite garce en porcelaine est certainement le plus recommandable. Après un premier volet ahurissant de nullitĂ©, masquant difficilement le fait d’exister juste pour le fric et un deuxième Ă©pisode plus honnĂŞte mais bancal Ă  tous les niveaux, nous voici devant le troisième volet. Ici cette souillonne d’Annabelle a repris sa place derrière la boite vitrĂ©e du musĂ©e des horreurs de la famille Warren (Conjuring 1&2) et va se faire libĂ©rer par une ado en deuil pensant que tripoter des trucs flippants ou il est pourtant Ă©crit NE PAS TOUCHER, ça va l’aider Ă  communiquer avec son regrettĂ© Papa. Bref elle va libĂ©rer les mauvais esprits et entrainer les personnes prĂ©sentes avec elle dans une nuit de cauchemar. VoilĂ  pour le pitch mille fois vu et on se dit rapidement «mais zut pourquoi je me fais du mal Ă  aller voir ce genre de navet alors que je sais très bien que c’est pĂ©tĂ©?». Eh bien, prĂ©cisĂ©ment parce que dans ce volet le rĂ©alisateur Gary Dauberman a eu le bon gout de dĂ©jouer (un peu) nos attentes. On redoute Ă  chaque instant les sempiternels jump scares et ceux-ci n’arrivent que très rarement. On redoute de devoir se taper un film qui se prend au sĂ©rieux et celui-ci se la joue dĂ©tente et retour aux annĂ©es 80 en mode Stranger things versus Poltergeist. Question Ă©pouvante, vous aurez le droit Ă  du bon what the fuck avec loup garou, samouraĂŻ, mariĂ©e sanglante, dĂ©mon cornu et tant d’autres. On assiste alors moins Ă  un volet d’Annabelle (dont les apparitions sont toujours aussi nulles que rares) qu’a un Ă©pisode de Chair de poule. On n’ira pas jusqu’Ă  vous conseiller de tenter l’expĂ©rience, mais en cette pĂ©riode estivale oĂą la chaleur est parfois dure Ă  supporter, voir Annabelle vous permettra de recevoir d’inoffensifs frissons et de ressortir de la salle, heureux, car vous aurez dĂ©jĂ  oubliĂ© la moitiĂ© du film mais pas la douceur de la climatisation. G.C.

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