[CORONA] The rythm of the night

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Vous aussi, vous avez collectionné les compilations DANCE MACHINE comme les compilations LA PLUS GRANDE DISCOTHÈQUE DU MONDE, écouté le HIT DES CLUBS sur Skyrock comme LES DÉBATS DE GERARD avec MAX sur Foune Radio et maté des clips sur M6 à en faire des nuits blanches. Vous aussi, vous avez été ado AVANT Internet. Vous aussi, vous savez DE QUOI ON PARLE: le monde so chaos de l’EURODANCE, genre maudit des années 90 qui passe pour de la vilaine soupe aux oreilles de tous et qui, pourtant, a ses irréductibles fans (dont nous faisons partie). Flashback sur l’un des rois de l’Eurodance: CORONA.

PAR ROMAIN LE VERN

Ah, qu’est-ce qu’elle était sympa cette Corona! A bouger ses cheveux dans tous les sens, à sourire comme une illuminée à chaque clip tendance Chantal Goya sous ecstasy et à bouger son corps jusqu’au bout de la night. Corona, évidemment, c’est un pseudo alcoolo pour chanteuse de nuit magique – nuiiiitt magiiiiqque. Se cache derrière cette appellation barbare, une adorable chanteuse brésilienne: Olga De Souza, qui, non, n’a aucun lien de parenté avec Linda. Olga est venue dans nos vies d’ados glabres comme une comète, débarquant en Italie en 1990.

Derrière son succès, aux platines et aux commandes, un auteur-compositeur-producteur italien très coquin que les fans des années 80 connaissent fort bien: Lee Marrow (ça vous parle ?), alias Francesco Bontempi, à qui l’on doit notamment quelques tubes d’italo disco constipés : Shanghai ou Do You Want Me. Quand on le voit sur scène, pas de doute, Lee est bien mieux dans la coulisse à driver sa complice. Corona, elle, c’est une meuf géniale, une bête de scène comme on dit.

La gloire Eurodance de Corona s’étend de 1993 à 1996, de The Rythm of the night (tube eurodance délirant de 1994 – IL Y A VINGT ANS !) à I don’t wanna be a star (titre disco presque vulgaire à force de facilité). Ce que l’on sait peu, c’est que The Rythm of The Night est en fait sorti en 1993. Il a fallu une bonne année pour que ce single devienne un incontournable de l’Eurodance.

Eté 1995, Corona sort Baby Baby, un succès instantané pour un résultat sympathiquement enlevé mais dépourvu d’originalité. Difficile de rebondir avec un tube comme The Rythm of The Night qui rend prisonnier. Un peu comme Larusso avec Tu m’oublieras.

Quelques mois plus tard, Corona change de registre avec le gentiment fun : Try Me Out. Mais le registre cul-aguicheur lui sied mal. Corona, c’est un peu la grande sœur, la pote qui enchaine les verres de Tequila, pas franchement une obsédée du cul. D’autant qu’à ce moment-là, 20 Fingers commence à être has-been. Fausse route. Coronouille rectifie le tir et revient à ce qu’elle sait faire de mieux au début 1996 avec un single qui sera son dernier consommable : I Don’t wanna be a star. Au moins, c’est clair, marre de la staritude, marre de se prendre des bouteilles d’eau et des tee-shirt dégueux sur la scène du Dance Machine à Bercy.

Ce titre marche bien en boîte, dans les hospices et sur NRJ mais à notre humble avis critique, il confond éhontément dance et disco. Ce single aimerait être de bon goût et n’assume pas son mauvais goût. Le loup qui criait dans The Rythm of The Night, c’était quand même plus chaos. Et comme ça ne sert pas à grand-chose de se casser le cul, pourquoi ne pas enchaîner avec un bon vieux mégamix de derrière les fagots compilant tous les morceaux de Corona? Une sorte de best-of en forme d’adieu. Puisqu’après ça, Corona disparait des radars. Ses singles suivants (The Power of Love et Walking on Music, notamment) sont des plantades, accompagnant incidemment la mort du genre Eurodance.

Byebye connards d’européens. Byebye la soupe. Corona retourne alors de là où elle vient : le Brésil. Début 2000, Corona la brésilienne s’appelle désormais CoronaX (Pourquoi le X ? On n’a jamais su !) et sort un album And Me You qui n’a pas dépassé le stade de la samba. Il faudra attendre 2011, soit plus de dix ans, pour la retrouver sur scène pour La Tournée Des Années 90 Génération Dance Machine. Tremble, tu as raison.

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