PRO

profchaosPROFESSEUR THIBAUT

Dans le désordre le plus complet :

THE OPERATION (Jacob Pander et Marne Lucas, 1995, Etats-Unis)
Quand la technologie se mêle à la chair. Dans une dalle d’opération, un couple s’adonne à l’acte sous l’oeil scrutateur de ‘’chirurgiens’’. Filmé en caméra infra-rouge, The operation abolit la barrière de la peau et montre une thermo-cartographie du corps jusqu’ici inédite. 13 minutes de lumières totalement fascinante.

MESSE NOIRE (réalisateur inconnu, 1928, France)
Un régiment de femmes nues s’humilie avant de s’adonner à une messe noire. Loin, très loin de l’image que l’on se fait du porno grivois et rigolo de grand papa. 6 minutes païennes proprement indispensables. Et en plus c’est très beau. Y a pas à dire Satan bouche un coin !

MALEFICES PORNO (Eric de Winter, France, 1976)
‘’Ce film pose un problème d’une gravité hors du commun. En dehors des images lourdement et précisément sexuelles, développées dans les modalités les plus sordides – le film se hisse très rapidement à un niveau qui excède le simple classement sur la liste des pornographiques au sens des articles 11 et 12 de la loi du 30 décembre 1975. Il se charge, en effet, de séquences de cruauté et de sadisme – tortures ; scènes de sang ; sévices sexuels – de racisme – une longue scène où un homme noir est complaisamment réduit à l’état d’objet sexuel – de terreur enfin – la vision de l’épouse plongée nue et inconsciente dans un bain d’acide sulfurique. En dépit de l’insigne médiocrité de la réalisation qui en assourdit l’effet, la Commission de contrôle a considéré que ce film déshonorant ne représentait pas seulement une atteinte à la personne humaine, mais un danger pour l’intégrité mentale et psychique d’une part importante du public même adulte. Elle a estimé, en conséquence, à l’unanimité, que le seuil de l’interdiction totale était atteint.’’ Commission du 8 février 1977. C’est un peu exagéré bien sûr, commission de censure oblige, mais voilà un film aussi sombre que la caverne dans lequel il a été tourné.

NEW WAVE HOOKERS (Gregory Dark, 1985, Etas-Unis)
Extravaganza post-punk porno. Tout est dans le titre. L’argument minimaliste appelle à la rescousse la logique du rêve. Le résultat est un intense carnaval grotesque particulièrement soignée au niveau des décors et des costumes soutenu par la mise en scène véloce et enfiévrée de Gregory Dark. Et l’on n’est pas près d’oublier l’apparition de Traci Lords dans son jolie costume de diable rouge. A se damner.

CORPS DE CHASSE (Michel Ricaud, 1982, France)
Certainement la quintessence d’une spécialité française, le hard-crad. Démarquage de La traque de Serge Leroy saupoudré d’un zeste de Grande Bouffe de Marco Ferreri, l’ahurissant Corps de chasse s’abime dans un sordide qui confine au nihilisme. Viol, émasculation, vomi, urine, huile de vidange, crachats et j’en passe. Terminado la rigolada !

FORCED ENTRY (Shaun Costello, 1973, Etats-Unis)
Dérangeant à plus d’un titre, Forced entry décrit le parcours meurtrier d’un vétéran du Vietnam psychotique. Sexe forcé et meurtres en série. Histoire d’aggraver son cas, Shaun Costello caviarde ses brutales scènes de sexe d’images d’archive de la guerre du Vietnam. Le malaise persiste bien au delà de la projection.

NIGHTDREAMS (Francis Delia, 1981, Etats-Unis)
Porno avant-gardiste et essentiel. Basé sur le concept du spectacle de vaudeville à la ricaine, Nightdreams s’égrène en une série de vignettes expérimentales tour à tour inquiétantes, drôles et farfelues. De l’enfer au paradis en passant par la cuisine de la ménagère et surtout l’ouest sauvage. Un segment à l’intérieur duquel une reprise métallique de Ring of fire par Wall of voodoo soutient à merveille la performance de trois cowgirls !

WATERPOWER (Shaun Costello, 1977, Etats-Unis)
Si pendant une courte période le porno façon Gorge profonde a caressé l’idéal d’une société décomplexée, des oeuvres comme Waterpower ont bien vite remis les pendules à l’heure. Terreur sexuelle et torture. Jamie Gillis, parfait en psychopathe névrotique, purifie ses victimes à coups de lavements ! Complètement sordide mais réellement impressionnant dans description urbaine de la folie et de la misère sexuelle.

LONG JEANNE SILVER (Alex De Renzy, 1977, Etats-Unis)
Véritable légende du porno ricain, Long Jeanne Silver doit sa notoriété à son tibia atrophié. Dans ce pseudo-documentaire, elle se confie sur ces habitudes sexuelles. L’exploitation poussée dans ces derniers retranchements. Inutile d’en dire plus.

CALIGULA (Tinto Brass, 1979, Italie/Etats-Unis)
Plus chaos tu meurs. Décadent, grotesque, délirant, Caligula est un ratage absolument magnifique, un très grand mauvais film sur l’ivresse du pouvoir. Alors que le réalisateur Tinto Brass filme pendant la journée des nains, des corps difformes et des vieilles édentées, le producteur Bob Guccione revient sur le plateau la nuit pour filmer des séquences pornographiques additionnelles. Au milieu de ce fatras grandiose, Malcolm McDowell (Caligula) passe en mode hors de contrôle sous le regard éberlué de l’acteur shakespearien John Gielgud alors que Peter O’Toole se confit tranquillement dans l’alcool.

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