mes nuits

christophe lemaire chaosCHRISTOPHE LEMAIRE

MES NUITS AVEC … ALICE, PÉNÉLOPE, ARNOLD, MAUD ET RICHARD Michel Barny (France- 1976).
Version hard et pop de La Grande Bouffe. Ou comment se laisser aller à fond dans le chaos sexuel. Avec une chouette photo très colorisée de Roger Fellous, chef opérateur six ans auparavant de Heureux qui comme Ulysse le dernier Fernandel.

CAFE FLESH de Stephen Sayadian (USA – 1982).
Version futuriste et chaotiquement nihiliste du sexe qui annonce étrangement l’ère des années SIDA. Peut être « le » classique du porno ricain des eighties avec le non moins dérange et très cousin du Night Dreams de Francis Délia mis en boite l’année précédente.

LA FEMME OBJET de Frédéric Lansac (France – 1980).
Si le sujet chaotique (un homme, top viril, ne peut trouver la jouissance qu’avec une femme robotisée) adoucit par la présence de la lumineuse de Marilyn Jess, « la » star du porno français des années 70/80 avec Brigitte Lahaie. Et qui, aujourd’hui, est propriétaire d’un petit chien chaotique prénommé « Milhouse » à qui j’ai appris à nager et été dans une piscine Mais ça c’est une autre histoire…

L’ENFER POUR MISS JONES de Gérard Damiano (USA- 1973).
Un des tous premiers classiques du porno américain ou une femme très seule et très triste, qui n’a pas assez profité de sa vie sexuelle, se suicide en s’ouvrant les veines dans sa baignoire. Mais rassurez vous, ce n’est que le début les amis ! Elle se retrouve ensuite en enfer, ou, sous la conduite d’un diable aussi cabot que Vincent Cassel dans Sheitan , rattrape le temps perdu avant de connaître la damnation éternelle. Occasion pour Georgina Spelvin de devenir culte en un film (forcément) chaotique. Là preuve : Massive Attack (mieux que « Louise attaque » je trouve) feront de la miss leur égérie dans leur clip Paradise Circus en 2009.

AVALE TOUT, PUTAIN DE SALOPE ! de Max Noizet et Véronique Lefay (France – 1997).
Petit porno semi amateur totalement tombé dans l’oubli (aucune info dans le dictionnaire des films de Jean Tulard par exemple …. Ah ! ah ! ah !) ou Veronique Lefay (MILF du porno français des années 90 et bonne actrice) se fait partouzer par une bande d’authentiques rappeurs dans une cave de banlieue. L’ambiance, crue, et les dialogues, vulgaires (et fidèles au poétique titre !) font virer le film dans un réalisme social totalement chaotique. Perso : un vrai petit trauma !

BANDE ANNONCE MST
Ce n’est pas un film, certes, mais une compilation de plans très courts (2 par seconde !) de pénétrations et d’éjaculations montées de façons hystériques et hilarantes pendant 1 minute et présentes au début de toutes les cassettes des productions amateurs MST (initiales de «Maman Sais Que Tu Tournes ?») dans les années 90 et ou aurait trainé parmi les hardeurs cachés sous des masques, l’un des auteurs des Guignols. Mais lequel ? Chaotique de chez chaotique !

THE MASSEUSE 2 de Paul Thomas (USA- 1992).
Lointain souvenir de ce porno assez calme dans les coïts mais qui m’avait marqué pour le personnage de la masseuse mélancolique jouée tout en émotion chaotique par la divine Ashlyn Gere que l’on peut apercevoir (hors porno) dans le remake de Willard et deux épisodes de la série Millenium. La première (et dernière) fois que j’ai versé une larme d’émotion devant un porno. Qui m’a chaotisé les sens !

HPG, SON VIT, SON Ĺ’UVRE de HPG (France. 1999).
Hervé Pierre Gustave, le chauve le plus célèbre du porno français (le Barthez du cul quoi !) se met à l’écran mais pas en scène (le film est totalement chaotique) dans ce programme sexuello/anarchisto/nihiliste ou, puisant dans les rushs des milliers de pornos qu’il a réalisé, il filme son quotidien dans tous le sens. Même les interdits. Avec plein de moments « ouf » à la fois gênants, hilarants et absurdes. Surtout quand il interviewe Henry Chapier ou quand il teste un développeur de bites. L’esprit des Marx Brothers n’est pas loin !

WATER POWER de Shaun Costello (USA- 1977).
Sorti en France furtivement dans les salles spécialisées sous le titre « Traitement spécial pour pervers sexuel », ce porno New yorkais trash (attribué à tort pendant des décennies à Gérard Damiano) offre à Jamie Gillis, star mâle du genre, le rôle « d’un maniaque au clystère qui ne peut jouir qu’en faisant des lavements à ses jeunes victimes » (Christophe Lemaire in « le cinéma X » aux Editions de la Musardine. Il ne m’en voudra pas de recopier sa phrase !). Comme le précise, à raison, le même crétin dans ce même bouquin « Un porno mythique qui préfigure Maniac à cause de son atmosphère poisseuse ». Avec, évidemment, une poire à lavement à la place d’une arme blanche. Je précise au passage que j’aime aussi certains films (au moins un ou deux) d’Eric Rohmer hein !

NEW WAVE HOOKERS (USA- 1985). De Grégory Dark.
Premier d’une longue série (il y a aura des opus 2, 3 et 4) de films chaotiquement diabolique . Là preuve, dans cet opus 1, ou Traci Lords (qui tourna qui tourna tous ses pornos avant sa majorité sauf un, le dernier !) grimée en suppôte de Satan avec une queue fourchue se fait coïter par le bras droit de Dieu. Sous entendu que le paradis serait en fait l’enfer et vice versa. Si c’est pas chaotique ça ! Gregory Dark bardera ses suites, très psychotiques et rock, de souteneurs maléfiques, de partouzes étranges et de personnages hors normes inspirés, dit il, par ses visions répétées du El Topo de Jodorowsky. Allez donc prendre plaisir à un film de Jacques Doillon après cette fureur ambiante !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici