EVIL

NICCO TUBYNICCO TUBBYTOAST

BREAKING POINT (Suede / Bo Arne Vibenius / 1976)
Edouard Billing, comptable, assouvit ses fantasmes de viol et de meurtre sur son entourage notamment ses collègues de boulot. La lenteur des plans, une bande son stressante et la passion du bonhomme pour les trains électriques créent une singulière ambiance. L’angoisse s’amplifie lorsque le pervers aborde et embarque une petite fille. Sorti en France en VHS sous le titre «Elles lui ont tout appris» au rayon porno, ce thriller glauque et chaos se rapproche plutôt d’«Henry Portrait of a serial killer does HC» qu’à un film classique.

WIDOW BLUE ! (USA / Walt Davis / 1970)
Ou l’histoire gore et tragi-pornographique de couples ayant dépassé les deux ans de passion. Eva, joint au bec souhaite virer son mari Jerry (qui la trompe avec… son propre frère) tandis que Nick voudrait se débarrasser de sa femme et conter fleurette à Eva, sa maitresse. Nick, plein de haine, passe à l’acte et décapite au hachoir. La besogne accomplie, Nick et Eva font l’amour dans les flaques de sang. Sans doute insatisfait, Nick force alors un certain Marshal à copuler avec sa sœur avant de rejoindre leurs ébats. Arrivent des amis partouzeurs, John Holmes et Sarah. Eva, qui constate que son amant n’est pas du genre fidèle le castre de manière peu élégante, avec les dents (le hachoir n’étant pas nettoyé). La bande son alterne piano et BO de French Connection au gré des scènes homos et hétéros. Il paraitrait que lors de sa sortie, ce film chaos scandalisa le public et fut retiré.

CORPS DE CHASSE (France / Michel Ricaud / 1982)
En référence à l’incroyable film de Serge Leroy, La Traque (des chasseurs, Michel Constantin et Philippe Léotard traquent Mimsy Farmer après l’avoir violé), Ricaud en reprend la trame à sa sauce. Pas mal de liquide d’ailleurs parsème cette œuvre : pénétration à l’huile de vidange, sodomie pleine d’excréments, vomissements abondants, transsexuelles a gogo. Lorsque l’une des actrices se cogne (involontairement) sur la portière d’une voiture, on se frotte le front. Du cinéma vérité. Crade et chaos.

BACCHANALE (USA / John & Lem Amero / 1970)
Ruth (incarnée par la sublime Uta Erickson) est éprise de son frère Gordon. La maman scandalisée par cet inceste est tuée par son fils. Celui-ci meurt au Vietnam. Ruth erre alors entre fantasme et réalité, pétrie de remords et de culpabilité. Ce rêve éveillé au climat horrifique (Michael Findlay y fait une apparition) est magnifiquement rendu par les jeux constants de lumière. Film chaos tourné soft en 1970, l’arrivée du hardcore oblige les frères Amero à insérer des scènes tournées par les débutants d’alors Harry Reems et le couple Jason & Tina Russell.

SEX WISH (USA / Victor Milt / 1976)
Hommage chaos à la série Death Wish, Harry Reems reprend le rôle de Charles Bronson et s’en va traquer un serial raper (Zebedy Colt) dont la ressemblance avec Danny De Vito grimé en Pingouin est frappante. Le prolongement phallique du violeur est ici une canne-épée. Ce roughie à la violence plus suggestive que graphique (contrairement au sexe) met le paquet sur la bande son. Dans une édition vhs anglaise censurée, les exactions du violeur se figent en arrêt sur image tandis que résonnent les cris de douleurs des victimes charcutées à la canne épée (!).

FORCED ENTRY (USA / Shaun Costello / 1973)
Un traumatisé du Vietnam (Harry Reems) confond son sexe avec une arme (ou l’inverse) et visite quelques dames qui ne vont guère apprécier. Celles-ci sont pénétrées par le sexe ou le couteau d’Harry (ou par les deux à la fois) durant 3 séquences hard qui couvrent la quasi-totalité des 80mns du film. Les cris de l’agresseur et les pleurs incessants des victimes terminent de traumatiser le spectateur (qui pourtant n’a pas fait le Vietnam). Film chaos réalisé par Shaun Costello pour Avon Productions, LA boite spécialisée roughies.

A GUNMAN CALLED PAPACO (Brésil / Mario Filho / 1986)
Bien avant Tarantino, Django fut cowboy brésilien, à voile et à vapeur. Trainant son cercueil (rempli de godemichets), Papaco, vainqueur d’un duel au revolver, balance un énorme glaviot sur son braquemart et sodomise brutalement son malheureux adversaire. Au saloon, il prend du bon temps avec 4 filles tandis qu’un moustachu se fait troncher par un immense cow-boy au teint glabre. La musique empruntée est de Morricone. En fermant les yeux (et en ouvrant la bouche), on retrouve la hargne et le chaos qui faisaient le charme du bis transalpin.

Vadias do Sexo Sangrento (Brésil / Petter Baiestorf / 2008)
Gros plan fixe d’une masturbation féminine. Un couple nu se poursuit dans les bois. Lui, sodomisé enfant par 48 prêtres, cherche à violer Tura. Elle, Tura (en hommage à Faster Pussycat) à finalement le dessus. Elle l’attache, lui urine dessus, le massacre à coups de buche et se distrait avec son corps. Puis, Tura et Mirza son amie lesbienne se font des papouilles. Dérangées par l’ex de Mirza, Russ (en hommage à Faster Pussycat), il viole celle-ci. Mais l’homme ne fait pas le poids (en hommage à Faster Pussycat ?) et subira un fist sanglant avec arrachage d’intestin. La suite est du même acabit : éventration, bondage, viol, combat de tronçonneuses. Le tout sur 30mns. Hystérique, gore, sexuel, avec une bande son alliant death metal et éructations, ce film est chaos !

EROTIQUES PASSIONS (France / Alain Deruelle / 1978)
Dans la France des années 70 d’Alain Deruelle, les rôles sont inversés (comme le titre du film).
Les mecs tapinent et les nanas se font racoler. « Pas d’affection pendant le boulot » vocifère Hubert à sa cliente qui veut l’embrasser. Dans son appartement, Jean-Louis astique l’argenterie mais aussi les amies de sa femme. Au moment de la vaisselle, sa femme le presse d’une fellation qu’il exécute à contre cœur. Au bout du rouleau, il appelle son pote Carmelo et lui confie son raz le bol de se faire traiter comme un objet sexuel. Naviguant entre dérision, aigreur et tendresse ce bijou d’amour et de chaos sort des stéréotypes inhérents au porno français de l’époque. Dénonçant vertement l’exploitation des hommes par les femmes, on eut aimé que ce singulier film redore le blason du « masculinisme » trop souvent rabroué depuis la soi-disant égalité des sexes.

NO CALOR DO BURACA (In the Heat of the Hole)(Brésil / Renato Alves / 1985)
Le célèbre Sady Baby (sorte de hard rocker mercenaire) viole les filles qui croisent sa route afin de venger l’agression subie par sa propre femme. Sur ce sympathique postulat de départ, des scènes étonnantes se succèdent tant dans la forme que dans le fond.
Un SDF sodomise un cochon puis une jeune femme, en l’aspergeant de lait, le tout sur Tubular Bells de Mike Oldfield. Puis, des jeunes filles nues et hilares se battent dans la boue tandis que Sady Baby est capturé par une dizaine de types bourrus qui le jette dans un trou pour lui uriner dessus. En s’échappant, le gars se retrouve dans une partouze gay où l’on s’enfile gaiement en écoutant de la musique pop mâtinée de cris de cochons. La caméra privilégie le zoom et les plans stoppent parfois brusquement (coupure pub pour du jambon ?), rien n’est raccord, c’est du grand n’importe quoi mais totalement chaos.

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