Christopher Walken, voyage au bout du chaos

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Lorsqu’il rentre dans la salle, le jeune chien fou du Nouvel Hollywood apparaĂ®t dĂ©sormais comme un vieux sage, dont les paroles ont captivĂ© le public du Champs-ElysĂ©es Film Festival une heure durant. Avant dedevenir le comĂ©dien que l’on connaĂ®t, Christopher Walken a failli ĂŞtre danseur (une discipline qui le poursuivra nĂ©anmoins toute sa carrière) et fut mĂŞme dompteur de lion! C’est par le théâtre qu’il devient acteur, intĂ©grant l’univers foisonnant du cinĂ©ma un peu par accident. On s’en doute bien, du haut de ses 76 ans, Chris Walken a connu peu ou prou tout le monde, et n’a pas lĂ©sinĂ© sur les Ă©loges, saluant la dĂ©licatesse d’un Spielberg, la gĂ©nĂ©rositĂ© d’un Tony Scott, le gĂ©nie d’écriture d’un Tarantino, l’excentricitĂ© d’un Ferrara… C’était aussi l’occasion pour lui de revenir sur les aspects les moins iconiques de sa carrière, comme son passage derrière la camĂ©ra pour signer Popcorn Shrimp, un court-mĂ©trage qu’il nous intime lui-mĂŞme de ne pas regarder, et Ă©voquer avec une certaine amertume les annĂ©es 2000, durant lesquelles on le cantonne aux comĂ©dies suite Ă  ses quelques passages au SNL. Et puisqu’il faut ĂŞtre concis, on ne retiendra que trois de ses rĂ´les emblĂ©matiques: le père illuminĂ© des frère Penn dans At Close Range, le psychopathe peroxydĂ© Max Zorin dans Dangereusement VĂ´tre et bien sĂ»r Nick le bidasse dans Voyage au bout de l’Enfer, qui lui valut un Oscar.

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