Ce que raconte “It’s a sin” des Pet Shop Boys

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Après Queer as Folk et Years and Years, Russell T Davies revient avec It’s a Sin, centré sur 5 jeunes Londoniens confrontés au sida dans les années 80. Le choix d’intituler une série avec le titre de cette chanson des Pet Shop Boys n’a rien d’anodin. Petite histoire d’un tube pour petits clous.

C’est l’instant Marc Toesca au Chaos. A l’origine, It’s a sinC’est un péché» en anglais) est une chanson du groupe Pet Shop Boys sortie en juin 1987, premier extrait de l’album Actually. Déjà utilisée par Nicolas Winding Refn dans Bronson, lorsque le prisonnier Michael Peterson (Tom Hardy) se retrouve à une fête dans un asile psychiatrique, It’s a sin fait partie des chansons des Pet Shop Boys comme This Must Be the Place et I Waited Years to Leave qui font référence au passage de Neil Tennant, chanteur des PSB, à l’école catholique St Cuthbert’s High School à Newcastle upon Tyne et à l’enseignement strict qu’il y a reçu. It’s a sin a d’ailleurs, été source de controverse en raison de sa critique sous-jacente de cette éducation: «Cette chanson parle d’être élevé en tant que catholique. Quand j’allais à l’école, on nous enseignait que tout était un péché» a déclaré le chanteur sur le site officiel des PSB. «Le jour où It’s a sin est devenu notre premier numéro 1 en Angleterre, le directeur de mon école est devenu fou de rage, a demandé à être interviewé dans le journal de Newcastle pour dire que cette chanson était une pure invention, que jamais personne n’avait été aussi maltraité dans son établissement. Il a utilisé des mots d’une dureté terrible à mon égard, disant que tout le monde me détestait. Alors que c’était l’inverse: c’est moi qui détestais tout et tout le monde (rires)».

Le clip, réalisé par Derek Jarman, illustre la culpabilité, le châtiment et les sept péchés capitaux.

Autre polémique suscitée par le titre qui peut évoquer la tonalité de It’s a wild world de Cat Stevens. Pour la petite histoire, le producteur Jonathan King, excédé, s’en est pris au groupe dans le journal The Sun, l’accusant d’avoir plagié la mélodie de Wild World de Cat Stevens. Il a même sorti un single mélangeant les deux chansons, en guise de démonstration, mais le disque n’a suscité que peu d’intérêt. Après une procédure devant les tribunaux qui lui a été défavorable, il a présenté ses excuses au groupe et, à la demande de celui-ci, a reversé les dommages et intérêts à une œuvre de charité. Ne comptez pas sur nous, en revanche, pour expliquer pourquoi le morceau Slave de François Feldman, tube des années 80, ressemble à It’s a sin…

Peu importe les polémiques: en 2021, la chanson donne ainsi son nom, et son sens, à la série télévisée, et à cette occasion, elle est reprise par Olly Alexander, l’un des acteurs principaux, et son groupe Years & Years.

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