La Rédaction CHAOS raconte son Festival de Cannes. Jour 1: Cannes ici Cannes, Chaos ici Chaos. «On est bien arrivés, merci!». «Alorrrrs quuuue revoiiiiiiiilà laaaaaa souuuuus-préfffffffffète!»

[RIEN À DIRE, LE DIRE MIEUX] Chers lecteurs de France et de Navarre, comme vous avez pu le constater sur nos réseaux très sociaux ce lundi (et ce mardi), tous les critiques de cinéma de Paris (ou presque) ont PRIS LE TRAIN ou L’AVION direction Cannes. Et, spoiler de ouf, fin du suspense: comme les stars, ils sont tous bien arrivés à destination, dans cette ravissante gare de Cannes, sans préciser, à notre grande surprise, l’état de l’escalator.

Bien entendu, le voyage en première de Laurent Weil ou de Elie Semoun, nouveau sponsor Renault du festival (Michèle Laroque était indisponible, manifestement), vous passionne autant que la météo Cannoise des jours prochains (qui s’annonce désastreuse, en passant – t’as bien pris ton parapluie, Jean-François?). Non moins ennuyeux, les messages de désœuvrement pré-Festival de Cannes polluant les réseaux sociaux la veille et le premier jour du festival. Soit les photos complaisamment prises de toutes les affiches fumeuses arborant la Croisette, sur les hôtels ou au Marché du film, annonçant des projets qui, à 90% ne se feront jamais (souvenons-nous ensemble du projet Spring Breakers 2 prétendument signé Jonas Akerlund et annoncé en… 2015).

On dit également stop in the name of love aux sempiternels reportages sur le gang des escabeaux (qui, vi, vi, a déjà pris ses quartiers) et on dit encore plus stop aux polémiques stériles et ignares (leave Alain Delon alone, basta) en préambule de festival.

 

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‪Vite! #Cannes2019 ‬

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Sans oublier l’infernal buzz de La Carioca géante, événement XXL pour fans de Burger Quiz et chaînes d’info en quête de sujets «pas chiants» et «sympas» qui promet d’être aussi embarrassant que celles et ceux refaisant la chorégraphie du clip Wuthering Heights déguisé.e.s en Kate Bush (si, si, ça existe).

Bien sûr, comme le festival n’a pas encore été déclaré ouvert par Alejandro González Iñárritu et son jury, on ne parlera pas du tout de The Dead don’t die, film de zombie de Jim Jarmusch. De toute façon, on ne peut pas en parler puisque personne de la rédaction n’a été invité aux projections parisiennes en amont (nous qui, pourtant, sommes adorables… vous vous rendez compte?). Même pas Valou qui l’a pris très personnellement.

Don’t cry Valérie, nous le verrons, sans pression, dans la soirée, avec la même excitation cinéphile que tous ceux alléchés par le sang de ce casting glam à mort.

En parlant de Valoche, on vous conseille de suivre son périple cannois. Présente sur la Croisette depuis dimanche, elle donnera de ses nouvelles sur les résososio quand elle en aura envie.

Et l’on vous signale la présence de l’éternel tableau des étoiles chaos de Cannes, plus que nécessaire pour suivre les tendances (sans se fouler). Un panel critique composé de plumes acérées et talentueuses: Thomas Aïdan (La 7e Obsession), Sophie Avon (Sud Ouest), Philippe Azoury (Vanity Fair), Thomas Baurez (Première), Ava Cahen (French Mania), Karelle Fitoussi (Paris Match), Julien Gester (Libération), Jean-Jacky Goldberg (Les Inrocks), Philippe Rouyer (Positif), Jordan Ruimy (The Playlist).

Pour ceux qui, rétifs aux guerres des étoiles, veulent en savoir plus sur les films présentés à Cannes, et ce dans toutes les sections, ne vous inquiétez pas: nous avons la gazette pour étaler nos avis chauds, nos impressions outrecuidantes et autres envolées lyriques. Blague à part, on vous souhaite un bon Cannes sous nos applaudissements.

PS. Pour les plus impatients, nous conseillons de relire tous les contenus amoureusement produits en amont. Ou alors de succomber au drôlissime livre de Gérard Lefort intitulé La foire aux vanités où le journaliste raconte ses souvenirs de Cannes avec autant de distance (à hurler de rire) que de tendresse (ah, Cannes dans les années 80-90 avait l’air furieusement chaos). Un livre qui, par son humour et son acuité, devrait faire dégonfler les chevilles des futurs badgés de la Croisette.

 

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A hurler de rire. Lisez ce livre absolument #Cannes2019

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