Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si un film de Diao Yi’nan a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS

Si on n’a peut-être pas tout compris à Black Coal (Ours d’or à Berlin en 2014), on a assez de feeling pour se dire, comme toute la presse à l’époque, que ce petit Diao Yi’nan en avait sous le capot. C’était oublier son détour par la section Un certain regard en 2007 avec son 2e film, Train de Nuit, qui avait scotché nos critiques européens, tout séduits d’y voir des réminiscences bressonniennes et antonioniennes (européennes quoi).

Le réalisateur chinois devrait tout naturellement retrouver les marches avec un nouveau polar bien sombre, The Wild Goose Lake, qui reprend le cast de son dernier opus (Liao Fan et Kwai Lun-Mei), ainsi que Tang Wei (Lust, Caution, et plus récemment Hacker et Un grand voyage vers la nuit).

Le film raconte l’histoire un chef de gang qui braque des véhicules et qui se retrouve au coeur d’une chasse à l’homme. Sur son chemin, une prostituée elle aussi dos au mur : ensemble, ils décident de “play one last time and gamble their destiny at a train station in South China” (on ne savait pas trop comment vous traduire ça).

Pourquoi ça sent bon : Memento et Arte France sont derrière. Thierry Frémaux ne voudra sûrement pas qu’un nouveau films asiat’ important lui glisse entre les doigts.

Pourquoi ça pourrait coincer : On est relativement confiant sur celui-ci, le nom de Cannes revenant régulièrement depuis que le film a été pré-vendu un peu partout au dernier festival de Berlin. Peut-être que la violence du film pourrait l’écarter de la sélection officielle en revanche.

1 COMMENT

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here