Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Ramzy chez Rabah a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS / PHOTO: WASK

Témoin de la la plongée chaotique de son pays en pleine guerre civile, un médecin hospitalier (Ramzy Bedia) assiste à l’assassinat de son ami journaliste, puis reçoit plusieurs menaces de mort. Déchiré entre ses sentiments et son sens du devoir, il hésite à suivre sa compagne (l’actrice et soprano Amel Brahim-Djelloul) en France, quand il est réquisitionné par une bande armée…

Rabah Ameur-Zaïmeche is back in town, 10 ans après avoir délaissé un protocole cannois qu’il connait bien (Bled Number One à Un certain regard en 2006 et Dernier Maquis à la Quinzaine en 2008).

Les quelques infos disséminées sur le film le situent “à mi-chemin entre la chronique de guerre et le thriller politique”: un programme qui donne plus qu’envie quand on connait la radicalité du cinéaste. Comment ça, “du Rachid Bouchareb avec du cinéma dedans”? Bande de vilains, va!

Pourquoi ça sent bon : Le trépied gagnant formé par le cinéaste et ses comédiens constitue un avantage de poids pour fouler les marches. D’autant que les films de Lucie Borleteau (avec Leïla) et de Jeanne Balibar (avec Ramzy) sont bien partis pour être eux aussi présents: en voilà des belles économies de transport dans la trésorerie du Festival.

Pourquoi ça pourrait coincer: À Un certain Regard, le film risque d’être noyé sous des noms de réals tout aussi imprononçables: peut-être qu’un passage à la Quinzaine, voire une jolie séance tardive au Grand Théâtre Lumière, lui faciliteraient la donne.

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