Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Lou Ye a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS

Xīngqíliù xiǎoshuō. Shanghai, première semaine de décembre 1941. Une actrice, espionne au service des Alliés, est prévenue qu’une opération de grande ampleur (Pearl Harbor) est imminente, mais refuse de transmettre l’information…

Ce pitch, certifié sans inserts soft-porn ni Tiananmen memories, permettra-t-il à Lou Ye d’obtenir le feu vert de son gouvernement ? 15 ans que le cinéaste sulfureux arpente Cannes, et 15 ans que la censure chinoise l’enquiquine (remember son interdiction d’exercer pendant 5 ans, après le scandale Summer Palace en 2006).

Pour accompagner la star chinoise Gong Li, un casting des plus internationaux : le Français Pascal Greggory, l’Allemand Tom Wlaschiha (Game of Thrones), les Japonais Ayumu Nakajima et Joe Odagiri, et le canado-taïwannais Mark Chao (l’homme des Détective Dee).

Pourquoi ça sent bon : Cru post-Jia Zhangke oblige, peu de nouvelles du contingent chinois cette année. Et puis, un Jean-Michel Jarre qui monte les marches avec sa compagne fera toujours son petit effet auprès des hordes photographiques.

Pourquoi ça pourrait coincer : L’affaire des visas chinois qui a vu Better Days (Derek Tsang) et One Second (Zhang Yimou) retirés de la dernière Berlinale, “en raison de problèmes techniques” comme ils disaient dans le communiqué de presse.

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