Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Céline Sciamma a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS / PHOTO: INSTA MK2

Sur une île isolée en Bretagne à la fin du XVIIIe siècle, une peintre est mandatée pour faire le portrait de mariage d’une jeune femme qui n’aime pas vraiment qu’on la reluque. L’artiste va devoir s’y prendre avec délicatesse et discrétion, poursuivant même son travail d’observation pendant la nuit, ce qui n’ira pas sans créer une intime complicité (qui sent très fort la romance transclasse, se permet-on d’ajouter).

Mis à part ce joli visuel ayant fuité début février, on ne sait pas encore grand chose du nouveau Céline Sciamma, cinéaste qui s’est imposée en moins de 10 berges comme l’une de nos insubmersibles valeurs sûres tricolores.

Enfin si, on sait quand même une chose : le projet coche à peu près toutes les cases pour amerrir en compétition cette année, reposant sur un triple combo magique (film de femmes en costumes + Adèle Haenel + une nouvelle venue au sein de la compèt officielle) qui préside déjà à une grande destinée festivalière. C’est déjà beaucoup.

La presse américaine a beau foirer régulièrement ses pronostics, elle semble unanime – et désireuse – de voir le film débouler en compétition pour porter les couleurs du pays. On peut même déjà se risquer à vous dire qu’une rédaction française présente sur place l’évoquera comme “une fresque des sentiments gracieuse et élégiaque”, mais gardons nos pronostics des critiques anticipées pour plus tard.

Pourquoi ça sent bon : Parce que ce 4e long est le bon moment pour une consécration, après des détours par UCR, la Quinzaine et la Berlinale. La Céline a aussi écrit le scénario de Quand on a 17 ans et My Life as a Courgette (aussi traduit par My life as a Zucchini), en plus d’avoir assuré le mix de la soirée 120 BPM en 2017 : si ce n’est pas maintenant, ce sera jamais.

Pourquoi ça pourrait coincer : On n’a pas un seul contre-argument, le film faisant même partie d’un petit groupe de 6 privilégiés pour qui la question serait déjà actée, à en croire nos confrères bien renseignés. Même le reste du casting sent bon la couverture Vanity Fair : Noémie Merlant (la peintre), Valeria Golino (la mère) et Luàna Bajrami (révélation intrigante de L’heure de la sortie, qui campera ici la servante). Ça a quand même une meilleure tronche que le remake des Proies, non ?

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