Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Maïmouna Doucouré a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS

À 34 ans, qui peut se targuer d’avoir déjà aligné des prix à Sundance, au TIFF, et un César sans même avoir réalisé de long-métrage? Consacrée pour son Maman(s) embarqué dans 150 festivals internationaux, Maïmouna Doucouré pourrait bien être l’un des clinquants noms tricolores de cette 72e édition.

Co-écrit avec Alice Winocour, Nathalie Saugeon (collaboratrice notamment de Nabil Ayouch) et Valentine Milville (Le Bureau des Légendes), le pitch concentre la bonne dose d’outrance pour nous séduire : Amy, 11 ans, s’ennuie quelque peu au sein de sa famille installée dans le 19e arrondissement parisien. Elle découvre dans son nouveau collège un groupe de danseuses appelé les Mignonnes, ce qui lui laisse miroiter un échappatoire. Elle s’initie alors au twerk en espérant intégrer la joyeuse bande, remporter le concours de danse, et laisser ses problèmes familiaux à la maison… Après le reggaeton dans Ema (Pablo Larraín), un film autour du twerk : serait-ce l’édition des playlists Spotify tout en disruption ?

Pressenti quelque part entre la Quinzaine et Un certain regard, ce premier long bénéficiera de l’appui de comédiens non-professionnels : Fathia Youssouf Abdillahi, Medina El Aidi, Esther Gohourou, et de Maïmouna Gueye (La Première étoile, L’Ascension, Le Flic de Belleville). De Climax à Swagger, la recette a déjà fait des miracles sur la Croisette…

Pourquoi ça sent bon : Un film produit par une boîte qui s’appelle “Bien ou Bien Productions” mérite tous nos honneurs : on compte évidemment sur eux pour retourner le festival.

Pourquoi ça pourrait coincer : On n’est pas les seuls à les voir intégrer le contingent français (y compris parmi les observateurs internationaux). Si certaines sources évoquent un retard quant à la livraison, on a recoupé assez d’infos pour être serein sur le sujet. À jeudi prochain ?

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