[CANNES 2019] «La prochaine fois, le feu (The Atlantides)» de Mati Diop?

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Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Mati Diop a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS

“L’histoire d’Ada, 17 ans, et de ses amies, restées seules entre elles dans Dakar désertée par les hommes. Tous ont pris la mer pour un avenir meilleur. Mais leur embarcation de fortune fait naufrage et les femmes du quartier doivent bientôt faire face au retour des fantômes de l’Atlantique.”

“Le portrait d’une jeunesse très contemporaine à la fable gothique d’une Pénélope qui n’a pas les moyens d’attendre patiemment Ulysse” : voilà comment Mati Diop, née en 1982, présente son premier long métrage, une co-pro à cheval entre la France, le Sénégal et la Belgique. Si son nom vous est familier, c’est peut-être parce que vous vous souvenez de sa performance d’actrice chez la mère Denis (35 rhums) ou que vous aviez aimé son Mille soleils (2013), qui renouait le dialogue avec le très beau Touki Bouki (1973) réalisé par son oncle, Djibril Diop Mambéty, aussi papa de Hyènes (sélection officielle en 1992 et redécouvert cette année en copie restaurée). Le père de la réalisatrice n’est autre que Wasis Diop, pionnier de la world music avant la lettre.

Voilà pour la longue explication. C’est pas tous les jours qu’on pressent un film en langue wolof à Cannes, et quelque chose nous dit que la hype autour de sa réalisatrice, couronnée de succès avec ses courts à Rotterdam et Venise, la conduit tout naturellement vers la Croisette. Un point sur la casting, composé par Binta Sane, Amadou Am, Ibrahima Traore, et sur la directrice de la photographie, Claire Mathon, à l’oeuvre notamment sur L’inconnu du lac et Rester vertical (youpiiiiii). L’un des nombreux films distribués par Ad Vitam qui devrait être encore gâté cette année…

Pourquoi ça sent bon : Parce que si c’est pas la Semaine de la critique ou Un certain regard, ce sera la Quinzaine, voire un emballant “hors-compétition”. Vous l’aurez lu ici.

Pourquoi ça pourrait coincer : Encore une nouvelle tête qui nous permet de rappeler l’étymologie du mot népotisme, créé au 17e siècle à partir de… “neveu”.

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