Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Roy Andersson a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS

Assez grosse hype autour du nouveau Roy Andersson, que les observateurs internationaux voient bien regagner la Croisette après un détour victorieux par Venise en 2014 (Lion d’or pour son Pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence).

Le résultat final devrait prolonger la petite mélodie habituelle, à savoir une succession de petits tableaux tournés en plan fixe, dépeignant avec un sarcasme burlesque des petites bribes d’existence, petits fragments ici librement inspirés des Mille et une nuits (tiens, ça nous rappelle un truc présenté en trois volets à la Quinzaine).

La galerie de personnages ira d’Adolf Hitler (Magnus Wallgren) à une directrice marketing (Kristina Ekmark) en passant par un prêtre (Martin Serner). Cineuropa fait également état d’une scène avec “6000 prisonniers de guerre allemands dans un paysage enneigé à la fin de la Seconde Guerre mondiale”. Autant dire que le menu est appétissant.

Pourquoi ça sent bon : Parce que si le Roy fait partie des cinéastes qui ont la fameuse “carte” cannoise, le type est assez malin pour rester parcimonieux et susciter la curiosité des festivaliers à chaque nouveau film. C’est la méthode Kaurismäki, technique inverse à celle des Ken Loach et Dardenne, dont les prochains projets peinent à passionner les foules…

Pourquoi ça pourrait coincer : Pas mal de sites bien renseignés voient en lui un potentiel candidat. On reconnaîtra que c’est le type de film qui peut parfaitement se greffer à n’importe quel grand festival, et qu’une sélection à Venise est tout aussi envisageable. Le réal a promis de présenter le film à Séville en 2019, soit à la mi-novembre, ce qui met déjà de côté la prochaine Berlinale.

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