“Candyman 2”: juste pour retrouver Tony Todd en boogeyman des enfers

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À La Nouvelle-Orléans, un professeur invoque l’esprit de Candyman pour démontrer qu’il s’agit d’un mythe. Il est tué d’une manière atroce. Don’t fuck with Candyman. Cette suite, signée Bill Condon et disponible en Blu-ray chez ESC Editions, ne vaut que pour le plaisir de retrouver Tony Todd en boogeyman.

Dans la nouvelle The Forbidden, une jeune femme fait la rencontre désagréable avec une légende urbaine sanguinaire. Sorti du splendide Paperhouse, le clippeur Bernard Rose, chapeauté par Barker, en étoffera la substance en amenant une dimension sociétale et raciale d’une puissance sans pareil. Le boogeyman, ancien esclave amoureux et supplicié, s’en va hanter une thésarde blanche, qu’il va couper du monde dans une longue et tragique descente aux enfers. Alors que le genre devenait une coquetterie de vidéo-clubs, Rose livre une symphonie d’amour et de mort au romantisme terrassant (Philip Glass au-dessus des nuages…), faisant la nique à une cohorte de séries b sorties des usines. Une œuvre précieuse portée par le charisme sans pareil du duo Virginia Madsen/Tony Todd, et dont les suites opportunistes rameront sec à apporter ne serait-ce qu’un je ne sais quoi en plus.

Dans le second volet, il s’agit de raconter la légende de Candyman, soit la liaison illicite et tragique d’un jeune artiste noir, fils d’esclaves et d’une jeune fille blanche, au lendemain de la guerre de Sécession. Des décennies plus tard, à La Nouvelle-Orléans une jeune institutrice, orpheline de père, va de nouveau être au cœur de cette terrible légende. Bill Condon, bon cinéaste au demeurant (Gods and Monsters), ne livrera rien de plus dans Candyman 2: Farewell to the Flesh, si ce n’est le cadre de la Nouvelle-Orléans et une scène de flashback qui illustre ce que le premier préférait suggérer. Telle qu’elle fut contée dans le film de Bernard Rose, la légende de Candyman était étrange et fascinante. Cette suite, qui tente de renouer avec cet habile mélange, ne fait qu’exploiter des effets horrifiques convenus. Quant au 3ᵉ volet, où l’homme sucré course une bimbo échappée de Alerte à Malibu, on se passera bien de commentaire…

Bonus:
– Entretien autour du film avec Christophe Lemaire
– «L’héritage Candyman»: entretien avec Tony Todd
– Bande-annonce

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